Les violences faites aux femmes en Guyane

Le nombre de victimes déclarées est en hausse continue en Guyane. Les taux de viols sur mineurs sont en augmentation avec 82 victimes déclarées pour 224 469 habitants recensés en 2011 (57 en Martinique et 64 en Guadeloupe pour le double d’habitants, et 126 à La Réunion pour quatre fois plus d’habitants), ce qui fait que c’est en Guyane que se trouve le plus fort taux pour cette criminalité en France.

70 ans de lutte des femmes avec l’Union des femmes de la Martinique

« L’Union des femmes de la Martinique (UFM) tiendra sa première assemblée générale le dimanche 11 juin 1944, à 9h30, à la Solidarité, rue Garnier Pagès. Jeunes filles et femmes de la Martinique, venez en grand nombre. » C’est ainsi qu’était annoncée dans le journal Justice du 3 juin 1944, la réunion constitutive de l’Union des femmes de la Martinique.

Quand l’Etat concède la situation alarmante des femmes en outre-mer

Il est difficile de bien connaître la situation des femmes en outre-mer (OM) car les enquêtes nationales n’y sont pas systématiquement étendues, comme c’est le cas, par exemple, pour le projet d’enquête de l’Institut national d’études démographiques (Ined) sur « les violences et rapport de genre » (Virage)(1), ce qui a fait l’objet de réclamation de la part des parlementaires de la Réunion(2). Il n’y a donc que des études partielles mais qui, toutes, montrent que la situation des femmes y est bien plus grave qu’en métropole.

Pour les droits communs pour tous et partout dans les outre-mers

Vous avez entre vos mains la deuxième livraison de la lettre d’information « Outre-mers » éditée par la Ligue des droits de l’Homme. Mélange d’enquêtes, d’analyses et de témoignages, elle n’aurait pu voir le jour sans l’engagement des sections ultramarines de la LDH, et sans l’apport de nos amis de la Ligue de Nouvelle-Calédonie et du groupe de travail « Outre-mers » de la LDH.

« En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté », de Jean-Christophe Sarrot, Bruno Tardieu, Marie-France Zimmer

ATD Quart monde vient de publier un petit livre à mettre entre toutes les mains.

Dans son introduction, Bruno Tardieu, délégué général, donne le sens de la démarche : nous vivons avec des stéréotypes, et le seul moyen véritable de les dépasser est d’avoir une connaissance intime et personnelle des autres. Mais combattre les idées reçues est aussi un moyen de dépasser ces stéréotypes, et de faciliter le contact et la prise en compte de l’autre.

« Nos mal-aimés », de Claude Askolovitch

Journaliste, Claude Askolovitch a travaillé notamment au Nouvel Observateur, à Marianne et à Europe 1. Quand il était au Point, il a été chargé d’une enquête sur les musulmans de France qui lui a permis de découvrir une nouvelle composante, riche et contradictoire, de la nation française. Mais ses articles ne convenaient pas au choix de l’hebdomadaire d’attiser les peurs et de reproduire à l’infini les clichés les plus éculés. Licencié, il a voulu lancer un cri d’alarme contre la montée de la haine et du rejet qui se développe, en France, contre ces femmes et ces hommes qui font partie d’elle-même mais qui, au nom d’une éternité française fantasmée, sont perçus comme des « Français de trop ».

Déontologie : de (bonnes) nouvelles du côté de la police ?

Depuis de nombreux mois maintenant, la LDH est engagée, avec d’autres organisations, dans une bataille visant à ce que tout contrôle d’identité effectué par la police se solde par une trace écrite. Ceci afin de lutter contre les contrôles répétitifs et au faciès, autant de pratiques dénoncées par de nombreuses études (cf. celles de l’Open Society notamment). En dépit des efforts des uns et des autres, la question n’avance pas et même l’expérimentation est refusée.

« Les Droites et la rue », de Danielle Tartakowsky. Note de lecture

Avec Les Droites et la rueHistoire d’une ambivalence de 1880 à nos jours, nous sommes assez éloignés de la chronique, au jour le jour, de la Manif pour tous telle que nous la conte avec force et bienveillance les auteurs – journalistes au Figaro (Histoire et Magazine) – de Et la France se réveilla – Enquête sur la révolution des valeurs (éditions du Toucan).

Des syndicats dans l’action : entretien avec Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

Journée d’étude et de réunion de la CGT, FSU, Solidaires contre l’extrême droite

Le 29 janvier dernier, la FSU, la CGT, Solidaires, l’Unef, l’UNL et la FIDL ont lancé une campagne commune pour combattre les idées d’extrême droite. Tout au long de la journée, plus de six cents militants ont participé à plusieurs ateliers autour de diverses thématiques liées à cette question. Films et témoignages ont également ponctué cette initiative qui s’est achevée par un meeting commun, au cours duquel un « Appel national pour faire face à l’extrême droite » a été lancé. La LDH était présente à travers une vidéo qui a permis à Pierre Tartakowsky, président de la LDH, de s’exprimer. Nous avons aussi pu présenter notre matériel de campagne.

De Dieudonné à la résurgence de l’extrême droite

La récente « affaire Dieudonné » débute par la diffusion, le 19 décembre 2013, sur France 2, de l’émission « Complément d’enquête ». Durant ce reportage, les spectateurs prennent connaissance des propos antisémites tenus par Dieudonné à l’encontre du journaliste de France Inter, Patrick Cohen, durant son spectacle « Le mur ». Radio France décide de saisir la justice.

Ma ville, ma vie… je la vois comment ? Les sept engagements de la LDH

Pour mettre hors jeu électoral une conception haineuse d’un « tous contre tous », pour inciter l’ensemble des citoyen(ne)s à participer aux prochaines échéances municipales, il faut convaincre que ces élections représentent de véritables enjeux. Pour ce faire, un jeu de sept tracts a été conçu. Destinés à une large diffusion, ils visent à montrer que c’est aussi à l’échelle de la cité qu’il y a un déficit de représentation, une insuffisante prise en compte de la diversité, des perspectives insuffisantes pour la jeunesse, de multiples problèmes de logement et d’accès aux soins, une misère croissante… Ces tracts sont l’occasion pour la LDH de développer des propositions, chacun d’entre eux aborde un thème spécifique, mais tous proposent aussi un texte commun « Municipales : notre affaire ! » Au total, ils dessinent les contours d’une ville telle que toute résidente, tout résident, peut la souhaiter.

Les élections municipales, c’est notre affaire !

C’est dans le débat démocratique que se construit le « vivre ensemble ». Les élections municipales sont l’occasion pour les citoyen(ne)s de confronter leurs problèmes, l’analyse des maux qui travaillent la société française, de débattre avec les élu(e)s et les candidat(e)s. Porter des propositions de démocratie et de progrès, c’est bannir la haine du débat public.

Élections : placer les droits au cœur des débats

Avec les rumeurs lancées contre l’Education nationale à l’occasion du lancement des ABCD de l’égalité, rumeurs relayées par une partie de la droite parlementaire, nous sommes entrés dans une phase nouvelle du débat politique. L’objectif n’est plus tant d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que de monter un procès en illégitimité morale.

Asile : un droit à reconquérir ? Le point à mi-décembre

Les associations engagées dans la défense du droit d’asile s’interrogent sur l’effet de leur rôle dans la participation à la concertation engagée par le gouvernement sur l’évolution du droit d’asile. Rappelons qu’à ce stade il ne s’agit pas ici du projet de loi mais du rapport remis au ministre de l’Intérieur. Ce texte revient et complète celui publié dans la Lettre d’information « Droits de l’Homme » n° 100, par Dominique Guibert : « La réforme de l’asile : les associations en attente de réponses ».

Le licenciement d’un salarié en raison de sa séropositivité est contraire au droit européen

Dans une entreprise, en Grèce, des salariés apprennent qu’un jeune salarié a contracté le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), se plaignent auprès de l’employeur d’avoir à travailler avec une personne séropositive et demandent son renvoi. L’employeur invite alors un médecin du travail à venir sur place aux fins d’éclairer le personnel sur le VIH et sur son mode de transmission ; le médecin tente de rassurer les employés. Trente-trois employés de l’entreprise (la moitié du personnel environ) adressent à l’employeur une lettre par laquelle ils l’invitent à se séparer du salarié afin de « sauvegarder leur santé et leur droit au travail ». L’employeur licencie le salarié.

Pisa : une enquête qui fait vaciller l’école ?

Tous les trois ans, le rapport Pisa donne une photographie de l’état des compétences des élèves de 15 ans dans les pays développés et un nombre croissant de pays associés. Vincent Peillon avait annoncé que l’enquête 2012 acterait une dégringolade de l’école française. Si on parle en termes de compétences moyennes, ce n’est pas vraiment le cas puisqu’on enregistre à la fois une petite baisse en mathématiques et une légère augmentation en français.

Les événements de Bretagne : vraies crises et vraies manipulations

Les événements de Bretagne sont un cas d’école quant aux mutations nécessaires de notre système de production et de distribution pour sortir des crises sociale, économique et écologique sous-jacentes aux troubles actuels. Mais ces événements ont aussi été des moments propices, en agitant un tant soit peu les racines et les drapeaux locaux, à des manipulations et récupérations indignes. Ils sont, enfin, les révélateurs des dangers, auprès d’une opinion en quête de sens autant que de pouvoir d’achat, de mesures mal préparées, mal expliquées, considérées au mieux comme accessoires, au pire comme des contraintes d’une politique sans vision.

Mayotte, la DUDH en langues maternelles enfin disponible

Lorsqu’en juin 2012, la section de la LDH redémarrait ses activités, il est apparu rapidement aux membres du Bureau qu’à l’exception des scolaires, la population mahoraise n’était pas francophone et maîtrisait mal les principes des droits de l’Homme. Ainsi, les adhérents en majorité comoriens ne s’exprimaient qu’en langue maternelle.