Libertés/Démocratie

La LDH s’inquiète des atteintes aux libertés publiques aggravées par des lois sécuritaires qui font des prisons des lieux d’inhumanité et de violence. De même la LDH agit pour l’indépendance de la justice, pour la présomption d’innocence. La LDH est de toutes les mobilisations contre l’extrême droite en France et dénonce leurs politiques discriminatoires. Enfin, les technologies de l’information et de la communication, si elles constituent d’indéniables avancées, peuvent être exploitées et deviennent alors des outils de surveillance et d’oppression.

Face aux dérives policières, mobilisons-nous !

Appel du Collectif Liberté, Égalité, Justice

Mercredi 8 juillet, alors que des militants et des habitants solidaires d’un quartier montreuillois manifestaient contre l’expulsion d’un squat, la police a fait usage à plusieurs reprises de tirs de flash-ball, blessant cinq personnes, dont un jeune homme qui a perdu un œil, venues soutenir pacifiquement les squatteurs.

Non aux violences policières!

Communiqué de la fédération LDH de Seine Saint Denis

Le 8 juillet 2009, après l’expulsion tôt le matin même par la police d’un squat dénommé « la Clinique », une manifestation était organisée à Montreuil ; à la suite d’un tir de flash-ball par la police, un jeune homme de 34 ans a perdu un oeil. Ce tir a été fait apparemment sans sommation sur des personnes qui se rendaient à « la Clinique ». Comment justifier un tel tir, dirigé sur le visage d’un manifestant pacifique et en l’absence de heurts violents ?

Hénin-Beaumont : 100 % contre Le Pen

Communiqué de la LDH

Sept ans après le séisme du 21 avril 2002, quatorze ans après Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, la réplique d’Hénin-Beaumont a le goût amer du déjà-vu.

La LDH se mobilise, appelle à l’unité républicaine contre l’extrême droite et à voter 100% contre le FN. Ci-dessous le communiqué national ainsi que le communiqué de la section d’Hénin Carvin, de la fédération Pas-de-Calais et du comité régional Nord Pas-de-Calais suite au premier tour des élections.

Proposition de loi anti-bandes : jusqu’où nous conduira la démagogie sécuritaire ?

Communiqué du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ)

Le 5 mai 2009, M. Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a déposé une proposition de loi visant notamment à « renforcer la lutte contre les violences de groupes ». Ce texte a été adopté en commission des lois le 10 juin. Il est examiné au Parlement depuis le 23 juin. La création d’un tel délit, résurgence aggravée de la tristement fameuse « loi anti-casseurs », est totalement inutile pour lutter contre la délinquance et très dangereuse pour les libertés publiques.

Proposition de loi sur les fichiers de police : Edvige 3.0, c’est toujours non

Communiqué commun

La Commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté le texte de la proposition de loi sur les fichiers de police, à l’initiative des députés Delphine Batho et Jacques-Alain Bénisti.

Entre autres mesures, la proposition de loi introduit une nouvelle version du fichier Edvige, ou « Edvige 3.0 », qui n’est pas plus acceptable que le fichier « Edvige 1.0 » ou sa proposition de remplacement par le ministère de l’Intérieur, Edvirsp ou « Edvige 2.0 ».

La Ligue des droits de l’Homme et la Ligue de l’enseignement déposent un recours contre l’accord avec le Saint Siège

Communiqué commun LDH/Ligue de l’enseignement

L’accord signé par la France avec le Saint Siège sur « la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur » remet en cause la laïcité de la République. C’est contre cet accord que les deux associations déposent un recours commun auprès du Conseil d’Etat.

Pétition : « Pour en finir avec les dérives antiterroristes »

Depuis 1986, date où la législation antiterroriste a été instaurée en France, un empilement de lois successives a construit un système pénal d’exception qui renoue avec les lois scélérates du XIXe siècle et rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire. C’est dans ce cadre que le Comité pour l’abrogation des lois antiterroriste (Calas) lance sa pétition : « Pour en finir avec les dérives antiterroristes ».

Enseignement et transmission : la question des harkis, entre histoire coloniale et immigration post-coloniale

Une initiative du partenariat entre la LDH et l’association Harkis et droits de l’Homme, une journée à destination des enseignants organisée par l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), l’association harkis et droits de l’Homme (AHDH) et la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), vendredi 29 mai

Une mémoire française : Les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946

Un collectif d’associations décide de programmer en 2010 un événement intitulé « Une mémoire française : Les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946 » visant à : faire connaître et faire reconnaître une histoire oubliée et à rendre hommage aux victimes et à leurs familles, des épreuves endurées au cours de cette période

Une situation indigne dans les prisons

Communiqué LDH

Le mouvement de mécontentement des personnels pénitentiaires est à la mesure de la gravité de la situation dans les prisons : inhumaine, dégradante et déshonorante. Selon la LDH, la discussion rapide de la nouvelle loi pénitentiaire pourrait être l’occasion d’en sortir.

La pétition : Modifier la loi pour supprimer le délit de solidarité

Mercredi 8 avril 2009, dans 92 villes en France, nous avons été près de 20 000 à nous présenter, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous avons été 20 000 citoyens décidés à rester des « aidants » et nous exigeons que le délit de solidarité soit supprimé de notre législation
– [*Voulez-vous signer la pétition sur le site des délinquants solidaires ? Cliquez ici *]

H&L 142 : Politique sécuritaire et contrôle social, deux faces d’un même danger

– Actualités, 3 pages.
Pour lire cet article, Cliquez ici !

Un aperçu des politiques pénales sur le long cours montre que très souvent leur évolution coïncide avec celle des politiques publiques de contrôle social. Preuve en est encore aujourd’hui, où le durcissement en matière pénale et l’apparition de nouveaux modes de surveillance, fondés sur les nouvelles technologies, vont de pair.