Droits des étrangers

Du droit d’asile que la France n’accorde qu’avec une cynique parcimonie, aux iniques conditions d’enfermement que subissent les sans papiers dans les centres de rétention administrative (CRA), du contrôle policier tatillon et illégal à l’expulsion de familles entières d’enfants pourtant scolarisés dans notre pays, l’activité des sections de la LDH est profondément marquée par cette ardente obligation de défendre les plus démunis.

Rassemblements du Collectif du 31 mai contre les circulaires Guéant

Manifestations à Paris, Toulouse et Lyon le 12 février 2012

La LDH, avec les organisations syndicales et les associations signataires de la Plateforme commune pour la régularisation des travailleurs-euses sans papiers et l’égalité de traitement entre Français(es) et étranger(èr)s dans les études comme au travail, soutient sans réserve les rassemblements organisés par le Collectif du 31 mai.

Le collectif Daja est heureux de vous inviter aux représentations de Allons Z’en France, les 26, 27 et 28 janvier 2012 à la Générale, Paris 11e

La politique d’immigration est aujourd’hui fondée sur l’existence proclamée d’un « problème », voire d’une menace susceptible de troubler l’ordre public, les équilibres économiques et l’intégrité de notre pays. Partant des travaux du collectif de chercheurs et journalistes Cette France-là, Allons Z’en France interroge les fondements, les rouages et les contradictions d’une telle politique.

Contrôle des étrangers : un pas de plus de Guéant vers l’illégalité ?

Communiqué LDH

Hier, à Créteil, le ministre de l’Intérieur a persisté dans sa politique. Il a affirmé ne pas cibler les étrangers, alors qu’il vient de donner l’ordre – illégal – de croiser le fichier de la sécurité sociale et celui des étrangers. Pourtant, prendre le fichier qui recense un ensemble de personnes caractérisées par leur nationalité étrangère pour le mettre à l’épreuve d’un autre qui servira de filtre, n’est-ce pas cibler cette catégorie ? Qui M. Guéant croit-il tromper ?

La LDH soutient le spectacle « Allons z’en France »

Partant des travaux du collectif Cette France-là, Allons-Z’en-France tente d’interroger au travers de différentes écritures scéniques les fondements, les rouages et les contradictions de la politique d’immigration. Quel coût humain et psychique pour tous, avec ou sans papiers ? Doit-on croire à une rationalité ou craindre l’emballement d’une machine devenue folle ? Quelle société sommes-nous en train de devenir ?

La LDH soutient la pièce « L’amour au ban » de Massamba Diadhiou

Une comédie au service de la cause des couples franco-étrangers

« L’amour au ban » est une pièce en cinq actes. A vrai dire, cinq tableaux aux allures surréalistes, et qui ne sont pourtant que les images fidèles de ces authentiques scènes quotidiennement menées par des fonctionnaires zélés. Une illustration réjouissante de la mise au ban institutionnalisée des couples mixtes.

Pour la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti

Communiqué interassociatif / Lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur

Nos associations constatent que la France, après avoir mis des obstacles infranchissables à l’obtention de visas ou de titres de séjour, n’hésite pas à exposer des Haïtiens à des « traitements inhumains ou dégradants » en infraction à l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme en les expulsant vers un pays dévasté. Elles exigent la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti à partir de territoires français, métropolitain et d’outre-mer.

C’est l’été 2011 : le gouvernement frémit du menton et de la matraque

Communiqué LDH

Arc-bouté sur une répression musclée de l’immigration, le gouvernement fait feu de tout bois. Du ministre de l’Intérieur, dont les petites phrases dérivent vers la racialisation de la politique, jusqu’à ses services auxquels sont dictés une aveugle politique du chiffre, le résultat attendu est la reconnaissance enfin faite à Sarkozy d’un succès susceptible de lui redonner du crédit électoral à droite, à l’extrême droite, à la droite extrême. C’est dans ce but que depuis un an, le gouvernement met en place une intense chasse aux immigrés et plus largement aux étrangers. Des contrôles frontaliers au faciès aux opérations démonstratives d’arrestations et d’expulsions, le ton est donné : l’heure est aux mouvements martiaux de mentons et de matraques.