Droits des étrangers

Du droit d’asile que la France n’accorde qu’avec une cynique parcimonie, aux iniques conditions d’enfermement que subissent les sans papiers dans les centres de rétention administrative (CRA), du contrôle policier tatillon et illégal à l’expulsion de familles entières d’enfants pourtant scolarisés dans notre pays, l’activité des sections de la LDH est profondément marquée par cette ardente obligation de défende les plus démunis.

La Cour de Justice de l’UE condamne la pénalisation des personnes en séjour irrégulier en Italie

Le 28 avril 2011, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a délivré l’arrêt « Hassen El Dridi ». Au travers de cet arrêt, la Cour considère qu’une législation prévoyant une peine d’emprisonnement pour le seul motif du séjour irrégulier d’un étranger sur le territoire malgré l’ordre qui lui a été donné de le quitter, est contraire à la directive dite « Retour » du 16 décembre 2008.

La LDH soutient le spectacle « Allons z’en France »

Dès le début de son quinquennat, le gouvernement présente l’opposition entre « immigration choisie » et « immigration subie » comme une réponse au « problème de l’immigration ». Il conjugue ainsi la fermeté chère à la droite nationale et le pragmatisme revendiqué par la droite économique. La nationalité française devient dès lors un curieux mélange de valeurs et de chiffres, où il est question de déontologie du sentiment, d’efficacité, de soit disant bon sens et de mérite : « La France, on l’aime ou on la quitte ».

M. Kanouté Tiéni est mort des suites de son hépatite B chronique et des politiques migratoires françaises

Communiqué commun AME et ODSE

La LDH est membre de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers qui s’indigne du décès de M. Kanouté Tiéni renvoyé au Mali malgré de graves problèmes de santé. Son décès intervient au moment décisif où le gouvernement tente de supprimer le droit au séjour pour soins des étrangers gravement malades, résidant en France, sans accès effectif aux soins dans leur pays d’originie

Interdits d’apprentissage parce qu’ils sont étrangers ?

Communiqué LDH

Un certain nombre de jeunes étrangers scolarisés en France viennent de découvrir que l’inscription en IUT, pour une formation en apprentissage, leur était interdite sous prétexte d’une réserve de cette formation aux élèves de nationalité française. Le motif invoqué par le ministère, qui assume complètement la situation, serait dû à une volonté de lutter contre le travail des sans-papiers.

Haïti et la France, un an après : Les victimes ne sont pas les bienvenues au pays de l’immigration choisie…

Communiqué LDH

Le 12 janvier 2010 la terre tremblait en Haïti. La catastrophe est venue frapper de plein fouet un pays déjà fragilisé par la pauvreté, la fragilité de ses institutions, la violence et la corruption. « La plus grave crise humanitaire depuis des décennies », selon le secrétaire général de l’ONU, a été encore aggravée par l’épidémie de choléra, les violences de la période électorale et les retards manifestes de la solidarité internationale.

Réouverture au public du Palais de la Porte Dorée dès le samedi 11 décembre 2010

Le jeudi 9 décembre 2010 à 19h, 2 mois et 2 jours après leur entrée à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI), les travailleurs-es sans papiers en lutte depuis au moins le 12 octobre 2009, soutenus par la CGT et l’ensemble des organisations syndicales et associations du groupe des 11 (CGT, Cfdt, Unsa, Fsu, Solidaires, LDH, Cimade Resf, Autremonde, Femmes Egalité, Droits devant) se sont entendus avec la direction de l’établissement public pour alléger leur présence dans les lieux, en les libérant à 19h chaque soir et ce jusqu’à 9h le lendemain matin. Par cette décision, ils ont souhaité rendre possible la ré-ouverture au public du Palais de la Porte dorée.