Droits des étrangers

Du droit d’asile que la France n’accorde qu’avec une cynique parcimonie, aux iniques conditions d’enfermement que subissent les sans papiers dans les centres de rétention administrative (CRA), du contrôle policier tatillon et illégal à l’expulsion de familles entières d’enfants pourtant scolarisés dans notre pays, l’activité des sections de la LDH est profondément marquée par cette ardente obligation de défende les plus démunis.

Pour la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti

Communiqué interassociatif / Lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur

Nos associations constatent que la France, après avoir mis des obstacles infranchissables à l’obtention de visas ou de titres de séjour, n’hésite pas à exposer des Haïtiens à des « traitements inhumains ou dégradants » en infraction à l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme en les expulsant vers un pays dévasté. Elles exigent la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti à partir de territoires français, métropolitain et d’outre-mer.

C’est l’été 2011 : le gouvernement frémit du menton et de la matraque

Communiqué LDH

Arc-bouté sur une répression musclée de l’immigration, le gouvernement fait feu de tout bois. Du ministre de l’Intérieur, dont les petites phrases dérivent vers la racialisation de la politique, jusqu’à ses services auxquels sont dictés une aveugle politique du chiffre, le résultat attendu est la reconnaissance enfin faite à Sarkozy d’un succès susceptible de lui redonner du crédit électoral à droite, à l’extrême droite, à la droite extrême. C’est dans ce but que depuis un an, le gouvernement met en place une intense chasse aux immigrés et plus largement aux étrangers. Des contrôles frontaliers au faciès aux opérations démonstratives d’arrestations et d’expulsions, le ton est donné : l’heure est aux mouvements martiaux de mentons et de matraques.

La Cour de Justice de l’UE condamne la pénalisation des personnes en séjour irrégulier en Italie

Le 28 avril 2011, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a délivré l’arrêt « Hassen El Dridi ». Au travers de cet arrêt, la Cour considère qu’une législation prévoyant une peine d’emprisonnement pour le seul motif du séjour irrégulier d’un étranger sur le territoire malgré l’ordre qui lui a été donné de le quitter, est contraire à la directive dite « Retour » du 16 décembre 2008.

La LDH soutient le spectacle « Allons z’en France »

Dès le début de son quinquennat, le gouvernement présente l’opposition entre « immigration choisie » et « immigration subie » comme une réponse au « problème de l’immigration ». Il conjugue ainsi la fermeté chère à la droite nationale et le pragmatisme revendiqué par la droite économique. La nationalité française devient dès lors un curieux mélange de valeurs et de chiffres, où il est question de déontologie du sentiment, d’efficacité, de soit disant bon sens et de mérite : « La France, on l’aime ou on la quitte ».

M. Kanouté Tiéni est mort des suites de son hépatite B chronique et des politiques migratoires françaises

Communiqué commun AME et ODSE

La LDH est membre de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers qui s’indigne du décès de M. Kanouté Tiéni renvoyé au Mali malgré de graves problèmes de santé. Son décès intervient au moment décisif où le gouvernement tente de supprimer le droit au séjour pour soins des étrangers gravement malades, résidant en France, sans accès effectif aux soins dans leur pays d’originie