“Les Droites et la rue”, de Danielle Tartakowsky. Note de lecture

Avec Les Droites et la rueHistoire d’une ambivalence de 1880 à nos jours, nous sommes assez éloignés de la chronique, au jour le jour, de la Manif pour tous telle que nous la conte avec force et bienveillance les auteurs – journalistes au Figaro (Histoire et Magazine) – de Et la France se réveilla – Enquête sur la révolution des valeurs (éditions du Toucan).

Des syndicats dans l’action : entretien avec Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

Journée d’étude et de réunion de la CGT, FSU, Solidaires contre l’extrême droite

Le 29 janvier dernier, la FSU, la CGT, Solidaires, l’Unef, l’UNL et la FIDL ont lancé une campagne commune pour combattre les idées d’extrême droite. Tout au long de la journée, plus de six cents militants ont participé à plusieurs ateliers autour de diverses thématiques liées à cette question. Films et témoignages ont également ponctué cette initiative qui s’est achevée par un meeting commun, au cours duquel un « Appel national pour faire face à l’extrême droite » a été lancé. La LDH était présente à travers une vidéo qui a permis à Pierre Tartakowsky, président de la LDH, de s’exprimer. Nous avons aussi pu présenter notre matériel de campagne.

De Dieudonné à la résurgence de l’extrême droite

La récente « affaire Dieudonné » débute par la diffusion, le 19 décembre 2013, sur France 2, de l’émission « Complément d’enquête ». Durant ce reportage, les spectateurs prennent connaissance des propos antisémites tenus par Dieudonné à l’encontre du journaliste de France Inter, Patrick Cohen, durant son spectacle « Le mur ». Radio France décide de saisir la justice.

Ma ville, ma vie… je la vois comment ? Les sept engagements de la LDH

Pour mettre hors jeu électoral une conception haineuse d’un « tous contre tous », pour inciter l’ensemble des citoyen(ne)s à participer aux prochaines échéances municipales, il faut convaincre que ces élections représentent de véritables enjeux. Pour ce faire, un jeu de sept tracts a été conçu. Destinés à une large diffusion, ils visent à montrer que c’est aussi à l’échelle de la cité qu’il y a un déficit de représentation, une insuffisante prise en compte de la diversité, des perspectives insuffisantes pour la jeunesse, de multiples problèmes de logement et d’accès aux soins, une misère croissante… Ces tracts sont l’occasion pour la LDH de développer des propositions, chacun d’entre eux aborde un thème spécifique, mais tous proposent aussi un texte commun « Municipales : notre affaire ! » Au total, ils dessinent les contours d’une ville telle que toute résidente, tout résident, peut la souhaiter.

Les élections municipales, c’est notre affaire !

C’est dans le débat démocratique que se construit le « vivre ensemble ». Les élections municipales sont l’occasion pour les citoyen(ne)s de confronter leurs problèmes, l’analyse des maux qui travaillent la société française, de débattre avec les élu(e)s et les candidat(e)s. Porter des propositions de démocratie et de progrès, c’est bannir la haine du débat public.

Élections : placer les droits au cœur des débats

Avec les rumeurs lancées contre l’Education nationale à l’occasion du lancement des ABCD de l’égalité, rumeurs relayées par une partie de la droite parlementaire, nous sommes entrés dans une phase nouvelle du débat politique. L’objectif n’est plus tant d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que de monter un procès en illégitimité morale.

Asile : un droit à reconquérir ? Le point à mi-décembre

Les associations engagées dans la défense du droit d’asile s’interrogent sur l’effet de leur rôle dans la participation à la concertation engagée par le gouvernement sur l’évolution du droit d’asile. Rappelons qu’à ce stade il ne s’agit pas ici du projet de loi mais du rapport remis au ministre de l’Intérieur. Ce texte revient et complète celui publié dans la Lettre d’information “Droits de l’Homme” n° 100, par Dominique Guibert : « La réforme de l’asile : les associations en attente de réponses ».

Le licenciement d’un salarié en raison de sa séropositivité est contraire au droit européen

Dans une entreprise, en Grèce, des salariés apprennent qu’un jeune salarié a contracté le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), se plaignent auprès de l’employeur d’avoir à travailler avec une personne séropositive et demandent son renvoi. L’employeur invite alors un médecin du travail à venir sur place aux fins d’éclairer le personnel sur le VIH et sur son mode de transmission ; le médecin tente de rassurer les employés. Trente-trois employés de l’entreprise (la moitié du personnel environ) adressent à l’employeur une lettre par laquelle ils l’invitent à se séparer du salarié afin de « sauvegarder leur santé et leur droit au travail ». L’employeur licencie le salarié.

Pisa : une enquête qui fait vaciller l’école ?

Tous les trois ans, le rapport Pisa donne une photographie de l’état des compétences des élèves de 15 ans dans les pays développés et un nombre croissant de pays associés. Vincent Peillon avait annoncé que l’enquête 2012 acterait une dégringolade de l’école française. Si on parle en termes de compétences moyennes, ce n’est pas vraiment le cas puisqu’on enregistre à la fois une petite baisse en mathématiques et une légère augmentation en français.

Les événements de Bretagne : vraies crises et vraies manipulations

Les événements de Bretagne sont un cas d’école quant aux mutations nécessaires de notre système de production et de distribution pour sortir des crises sociale, économique et écologique sous-jacentes aux troubles actuels. Mais ces événements ont aussi été des moments propices, en agitant un tant soit peu les racines et les drapeaux locaux, à des manipulations et récupérations indignes. Ils sont, enfin, les révélateurs des dangers, auprès d’une opinion en quête de sens autant que de pouvoir d’achat, de mesures mal préparées, mal expliquées, considérées au mieux comme accessoires, au pire comme des contraintes d’une politique sans vision.

Le racisme, retour du passé ou permanence du temps présent ?

« Des bananes pour la guenon ». La ministre de la Justice a eu à subir ces derniers mois des injures et des attaques dont la virulence et l’odieuseté semblaient condamnées par un passé monstrueux. Il n’en est rien semble-t-il pour des personnes et des mouvements dont l’égarement va jusqu’à inculquer à leurs enfants, emmenés par leurs parents, défendre la « famille » dans les rues, la haine de l’autre, de sa couleur, de sa diversité, de son orientation sexuelle, de son origine supposée ou réelle, bref, de sa vie, de la vie.

Maîtres étrangers du privé : autorisés à concourir…

Le ministère de l’Éducation nationale avait décidé dans la discrétion de faire que les candidats aux concours de recrutement des maîtres de l’enseignement privé ne pouvaient être des ressortissants de pays tiers à l’Union européenne. Le résultat fut d’ajouter à la liste, pourtant déjà trop longue, des métiers « fermés » cette profession stratégique…

La marche pour l’égalité des droits, 30 ans après

En octobre 1983, un groupe de marcheurs, enfants d’immigrés dans leur grande majorité, partaient de Marseille pour une Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme. Deux mois plus tard, cette Marche rassemblait 100 000 personnes à Paris, place de la Bastille. Grâce à cette initiative et pour la première fois dans l’histoire de « l’intégration à la française », toute une population d’origine immigrée prenait la parole et acquérait ainsi une visibilité saluée par l’ensemble des organisations syndicales et politiques de gauche.

La réforme de l’asile : les associations en attente de réponses

Pendant plusieurs mois, les associations Acat, Ardhis, Association d’accueil aux médecins et personnels de santé réfugiés en France, CASP, Centre Primo Levi, Cimade, Coallia, Comede, Croix rouge française, Dom’asile, Fnars, France terre d’asile, groupe Accueil et Solidarité, JRS France, Ligue des droits de l’Homme, Médecins du monde, Secours catholique, ont participé à un travail collectif pendant la concertation nationale de la réforme de l’asile organisée par le gouvernement en juillet dernier. Elles espèrent encore avoir été entendues et attendent maintenant que les propositions qu’elles ont portées au débat soient prises en compte dans le rapport des parlementaires qui sera rendu à Manuel Valls à la fin du mois de novembre, puis reprises dans le projet de loi qui portera réforme de l’asile.

Lutter contre la prostitution : une loi pour quoi faire ?

La proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel est examinée en première lecture par l’Assemblée nationale les 27 et 29 novembre prochains. Le texte parlementaire fait suite au rapport d’information fait au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sur « Le renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel » fait par la députée Maud Olivier, et remis à l’Assemblée nationale le 17 septembre 2013.

Antiracisme, quand l’universel passe par les singuliers

« Marchons contre le racisme » ; le mot d’ordre central et rassembleur des manifestations du 30 novembre a pour lui la force de la simplicité et de l’évidence. Son adoption par le collectif organisateur à pour autant donné lieu à des échanges qui éclairent les difficultés de la rencontre et de la convergence, et vérifient que l’unité et la dynamique ne sont (ré)appropriées par les acteurs qu’au travers un travail constant de redéfinition.

Qui se souvient du Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme (PNACRA) ?

En 2001, la Conférence mondiale des Nations unies contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance s’est tenue en Afrique du Sud, à Durban. La France ainsi que les autres Etats signataires se sont engagés dans le cadre de la Déclaration et du Programme d’action qui y ont été décidés « à établir et mettre en œuvre sans tarder des politiques et des plans d’action nationaux pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie, et l’intolérance qui y est associée, y compris leurs manifestations sexospécifiques ».

Réagir aux résurgences du racisme colonial

On peut parler en France d’un refoulement puis d’un rejaillissement de la mémoire coloniale. La violence des insultes à Christiane Taubira comme la multiplication dans la période récente d’actes islamophobes contre des femmes portant foulard ou des lieux de culte musulman sont autant de manifestations d’un retour du racisme colonial. Mais à l’ère post-coloniale, ce racisme a souvent tendance à revêtir un habillage nouveau, d’apparence humaniste et progressiste, à substituer, par exemple, au discours nationaliste d’hier un discours souverainiste, voire à se livrer à un détournement à son profit de notions comme le féminisme ou la laïcité.

Le racisme au cœur des extrêmes droites

Selon Pierre-André Taguieff(1), le racisme peut être défini de trois façons différentes : le racisme-idéologie consiste en un ensemble de croyances ou de représentations à l’encontre d’un ou plusieurs groupe(s) d’individus qui se fonde sur leur origine, leur naissance ou leur religion ; le racisme-comportement renvoie aux pratiques et aux actes racistes (violences physiques ou verbales et crimes), mais aussi à la ségrégation et aux discriminations ; le racisme-préjugé se caractérise par des attitudes « racisantes » telles que la stigmatisation, l’essentialisation et la « barbarisation »(2).

Un agenda de mobilisation contre la bête immonde

Marches contre le racisme et pour l’égalité le 30 novembre, manifestation le 7 décembre pour commémorer et faire revivre l’esprit de la marche pour l’égalité, journée du 18 décembre consacrée a la solidarité avec les familles et travailleurs sans-papiers… L’agenda de la démocratie s’est déployé dans l’espace public en peu de temps. Traduisant un sursaut salutaire contre les agressions verbales et physiques de l’extrême droite, il exprime un ras-le-bol, envoie un signal fort aux forces politiques qui ont à cœur de préserver les valeurs républicaines, rappelle enfin à tous que la formule du « ventre encore fécond » n’est hélas pas qu’une formule, mais une sinistre réalité.