A l’ordre du jour de la haine raciale : l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés dans les villages français

 

La mise à l’abri des demandeurs d’asile et des réfugiés, pourtant nécessaire au respect par la France de ses engagements internationaux, est le nouveau cheval de bataille des discours de haine pour répandre l’idée que les migrants sont de facto des délinquants. 

A Corlay, à Saint-Brévin-les-Pins ou encore à Bélâbre, les noms des organisateurs diffèrent mais le discours de haine est similaire : vent debout contre la construction de logements pour demandeurs d’asile et réfugiés, qui dévalueraient l’immobilier et le niveau scolaire des écoles publiques locales. Le parti nationaliste breton, le collectif de la Pierre-Attelée ou encore le collectif « non au Cada à Bélâbre » ont adopté des tracts au contenu redondant qui assimilent migrants à délinquants, ces étrangers dont l’implantation sur leur commune nuirait irrémédiablement aux habitants. Ces discours, parfois suivis de manifestations, sont constitutifs du délit d’incitation à la haine raciale et à la discrimination. La LDH a porté plainte sur le fondement de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 le 20 février 2023 et le 10 mars 2023 pour ces faits.


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