Un adjudant-chef au sein du deuxième régiment d’infanterie de la garde républicaine exprime sur ses réseaux sociaux – sans couvert d’anonymat ni confidentialité – ses opinions avec toute la liberté que ces plateformes permettent. Plus encore, ses publications traduisent une véritable haine de l’Islam et de ses pratiquants, ainsi que des ressortissants étrangers résidant sur le territoire français.
Si tout un chacun est libre de critiquer une religion ou émettre un avis relatif au débat d’intérêt général portant sur la politique migratoire, ceci doit se faire dans le respect des limites permises par la liberté d’expression, qui prennent fin dès lors que les propos relèvent d’un discours de haine.
Certains propos publiés, particulièrement haineux, sont susceptibles de constituer des délits de presse. A fortiori, ils constituent une claire violation des obligations déontologiques qui incombent aux personnels de la gendarmerie.
Par conséquent, la LDH a saisi le 27 août 2026 le Défenseur des droits et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, autorités compétentes en matière de déontologie de ces personnels.
