Aurec-sur-Loire : la contestation des palpations de sécurité des agents de la SNCF autorisées par le préfet

Par un arrêté du 28 mai 2026, le préfet de la Haute-Loire a autorisé les agents de la sûreté ferroviaire de la SNCF à procéder, avec le consentement exprès des personnes, à des palpations de sécurité au sein de la gare SNCF d’Aurec-sur-Loire du 8 juin au 20 septembre 2026 inclus.

Si le préfet de la Haute-Loire prend soin de reprendre les dispositions de l’article L. 613-2 du Code de la sécurité intérieur permettant ce type de contrôles à la condition impérative que des circonstances particulières liées à l’existence de menaces graves pour la sécurité publique ou lorsqu’un périmètre de protection a été institué les justifient, il ne démontre en l’espèce aucune circonstances particulières liées à l’existence de menaces graves pour la sécurité publique justifiant l’autorisation de palpations de sécurité.

En effet, cette mesure de police est motivée essentiellement par le fait que « la base de loisirs d’Aurec-sur-Loire accueille chaque année, sur la période estivale, plusieurs milliers de visiteurs par jour et qu’une partie de ceux-ci se rendent sur ce site en empruntant les transports ferroviaires ; que certains usagers de ces transports sont à l’origine de troubles à l’ordre public sur ce site et de manière plus générale à Aurec-sur-Loire ».

Aussi au regard de l’atteinte ainsi portée à la liberté d’aller et venir, la LDH a saisi, le 10 juillet 2026, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand d’un recours en annulation, assorti d’un référé-suspension, à l’encontre de l’arrêté préfectoral.

Par une ordonnance du 11 septembre 2026, le juge des référés a rejeté notre demande de suspension au motif que la condition d’urgence ne peut pas être considérée comme remplie dans les circonstances de l’espèce.

Soutenez les combats de la LDH

Les droits et les libertés ça n’a pas de prix, mais les défendre a un coût.