La Ligue des droits de l’Homme rappelle son opposition au fichage généralisé et à la justice d’abattage

Communiqué LDH

Le mercredi 19 juin, Nicolas Bernard-Buss, militant anti-mariage pour tous et cadre fondateur du mouvement des Veilleurs, a été condamné à quatre mois de prison, dont deux avec sursis, pour rébellion et fourniture d’une identité imaginaire, et à une amende de 1 000 euros pour refus de prélèvement de son ADN et de ses empreintes. Le tout assorti d’un mandat de dépôt, signifiant le passage par la case prison de Fleury-Mérogis, directement à la sortie du tribunal.

La Ligue des droits de l’Homme tient à rappeler à cette occasion son opposition ferme et totale à la systématisation du prélèvement d’ADN, alors que cette procédure devrait être réservée aux seuls délinquants sexuels. Elle rappelle également son opposition de longue date à la justice d’abattage que constituent les comparutions immédiates et se félicite que, l’émotion aidant, cette position soit rejointe par des courants d’opinions jusqu’alors très discrets sur ces enjeux.

Elle condamne par ailleurs les expressions de haine et l’outrance anti-républicaine d’une partie des critiques, du caractère disproportionné – et donc, provocateur – de la condamnation du manifestant qui ne tendent qu’à poursuivre un combat ponctué d’enflure anti-républicaine et de haine verbale.

Paris, le 24 juin 2013

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