Hauts-de-Seine : refus préfectoral de la parole citoyenne

Communiqué LDH
_Le préfet des Hauts-de-Seine a cru bon d’attaquer le 1er décembre 2010, devant le tribunal administratif de Cergy, le maire de Fontenay-aux-Roses pour avoir eu l’audace de prêter le concours de la commune à une opération de « Votation citoyenne » sur le droit de vote des étrangers aux élections locales.Ce n’est ni la première ni la dernière tentative gouvernementale d’intimidation d’élus locaux qui s’attachent à faire vivre la démocratie. Mais il est de plus en plus fréquent que tel ou tel préfet ou ministre entende empêcher les citoyens de s’exprimer librement sur leur propre avenir, que ce soit pour demander l’égalité devant le suffrage universel ou pour établir les faits sur des violences policières.

La Ligue des droits de l’Homme s’étonne de ce qu’aux yeux du préfet des Hauts-de-Seine la démocratie locale, qui implique que tous ceux qui paient des impôts dans une commune puissent débattre de leur utilisation, ne soit pas « d’intérêt communal » et ne puisse être librement discutée par les citoyens. Elle constate que le représentant du ministre de l’Intérieur dans les Hauts-de-Seine fait tout son possible pour empêcher que l’on donne la parole aux habitants de son département.

Il est vrai que la majorité des Français, comme en témoignent les enquêtes d’opinion depuis des années, souhaite que disparaisse la discrimination entre étrangers « européens » et « non européens » et que le suffrage communal devienne vraiment universel. C’est lorsque les batailles d’opinion sont perdues que l’on en est réduit aux manœuvres administratives.

La LDH assure le maire de Fontenay-aux-Roses et les habitants des Hauts-de-Seine de son entier soutien face à cette tentative d’obstruction à la démocratie locale.

Paris, le 2 décembre 2010.

Share This