2002 – RAPPORT ANNUEL – Quatre heures pour l’Algérie, solidarité avec le peuple algérien – 9 février, salle des Métallos, Paris

La France doit cesser de soutenir les généraux d’Alger !
Dix ans déjà ! Dix ans d’une « sale guerre » qui a fait 150 000 à 200 000 morts. Des dizaines de milliers de personnes ont été torturées, violées, enlevées, massacrées par les groupes islamistes armés ou les forces de sécurité. Contrairement à ce qu’affirme le pouvoir, cette guerre se poursuit : depuis dix mois, la Kabylie est dans une situation chaotique, toutes les semaines surviennent de nouveaux assassinats, de très nombreux opposants vivent le martyre dans des prisons mouroirs. Et la société algérienne toute entière est plongée dans une effroyable spirale de souffrances et de misère : alors qu’une infime minorité, à l’ombre de la corruption des généraux du « cabinet noir », affiche une richesse insolente, des millions de familles tentent de survivre, privées d’eau, de logements, d’emplois, de toute lueur d’espoir.
Et cela dans l’indifférence du reste du monde. Cette indifférence, nous ne l’acceptons pas ! à la veille d’échéances électorales importantes en France, nous souhaitons informer l’opinion de cette situation inacceptable, et interpeller tous les candidats pour qu’ils s’engagent à mettre fin à la scandaleuse politique de soutien aux généraux d’Alger pratiquée depuis dix ans par les gouvernements français successifs ; mais aussi par l’Europe qui dans le même temps obéit, à propos de l’Algérie, aux orientations diplomatiques de la France.

Durant cette soirée, les débats ont porté sur :
La situation des droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité avec Ali Yahia Abdennour (LADDH), un témoin de la situation en Kabylie, Sofiane Chouiter (LADDH), un représentant de la FIDH et Habib Souaïdia.
La situation économique et sociale avec Salima Ghezali, le docteur Chaoui, Samil Goumeziane, un syndicaliste indépendant venu d’Algérie.
Que faire ici et maintenant ? avec Hélène Fautre (députée européenne), Christine Martineau (GISTI), William Bourdon, Antoine Comte et François Gèze.  

La soirée a été co-organisée par l’association Algérie-droits de l’Homme pour tous, l’association Vérité et justice pour l’Algérie, le CEDETIM, le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie, la Fondation Matoub Lounes et Vivre ensemble dans l’est parisien ; soutenue par la LDH, la FIDH, le CIIP, la FTCR, le FVJ-France, le GISTI, Les Verts, l’ATMF, Hourriya/liberté, la FASTI, le CEDIDELP, la LCR.

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