Par un arrêté préfectoral du 29 octobre 2026, le préfet de Vaucluse a interdit, du samedi 31 octobre 2026 à 18h au dimanche 1er novembre 2026 à 6h, la circulation des personnes mineures non accompagnées dans des rues commerçantes du centre-ville d’Avignon, dont la rue de la République, le cours Jean Jaurès et la place de l’Horloge, ainsi que dans les centres commerciaux d’Avignon (Mistral 7 et Cap Sud) et des communes du Pontet et de Sorgues (centre commercial Avignon Nord).
Cette décision est motivée par le mouvement de contestation lycéen intervenu depuis le milieu du mois de septembre 2026, par les troubles survenus à Avignon les 17 et 18 octobre 2026, par le déroulement de la mobilisation du 24 octobre 2026, par des appels recensés sur les réseaux sociaux à un « acte III ».
Face à l’atteinte manifeste à la liberté d’aller et venir d’une telle décision, la LDH a décidé d’introduire le 30 octobre une requête en référé-liberté devant le tribunal administratif de Nîmes.
Pourtant, par une ordonnance du 31 octobre, le juge des référés a décidé de rejeter, sans audience, la requête de la LDH en la considérant mal fondée.
