Le 29 avril 2026, une publication Instagram du Caced Montaigne (Comité d’action contre l’extrême-droite) révélait l’existence de nombreux messages haineux publiés anonymement sur les réseaux sociaux par un étudiant, militant du syndicat de l’Union nationale inter-universitaire (UNI), alors élu au conseil d’administration de l’université Bordeaux-Montaigne.
Ces propos, particulièrement odieux, pourraient recouvrir de multiples qualification pénales : injures à caractère raciste, apologies de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité commis à l’égard de la population civile palestinienne, ou encore provocations publiques et directes à commettre un crime, en l’espèce des meurtres.
Florilège non exhaustif :
- «Faut en tuer un ou deux pro-palestinien pour l’exemple »
- « Dit Siri lance la kiffance » en réponse à une publication relative à la mort d’une enfant palestinienne, Hind Rajab, sous des centaines tirs par l’armée israélienne
- « Léopold de Belgique n’a pas tué assez d’Africains»
- « 1v1 je te bz mon petit arbre les arabes comme toi on les balances dans la seine »
- « Ta gueule le singe »
- Publication d’images générées par intelligence artificielle représentant Nahel Merzouk, tué lors d’un contrôle de police, avec un corps de gruyère ou moquant son décès.
Certaines de ces publications sont datées de moins d’un an, donc susceptibles de poursuites sur le fondement des discours de haine au sens de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
Au regard de la multiplicité et la gravité des faits rapportés, une enquête approfondie doit être menée pour investiguer sur ces faits ainsi dénoncés, afin de permettre la poursuite de l’auteur de ces propos haineux indéniablement constitutifs d’infractions pénales.
C’est en ce sens que la LDH a adressé un signalement au Procureur près le tribunal judiciaire de Bordeaux le 9 juin 2026 et rappelle que le réseau social X n’est pas un espace de non droit.
