Le 7 avril 2026, quatre ans après que la FIDH, Truth Hounds et la LDH) aient alerté les autorités de sa présence sur le sol français, Yevhen Brazhnikov, citoyen ukrainien et séparatiste pro-russe, a été arrêté par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH). Il a depuis été placé en détention provisoire et mis en examen pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et complicité de ces crimes, en lien avec des actes présumés de torture et de mauvais traitements commis à l’encontre de détenus ukrainiens.
Yevhen Brazhnikov est soupçonné de crimes commis lors de sa détention à Izolyatsia, une prison contrôlée depuis 2014 par des membres de la République autoproclamée de Donetsk (RPD). Il y a été détenu d’avril 2017 à décembre 2019. Durant cette période, Brazhnikov aurait bénéficié d’un statut privilégié au sein de la prison, après avoir été recruté par des membres de l’administration.
En décembre 2019, Yevhen Brazhnikov a été libéré d’Izolyatsia dans le cadre d’un échange de prisonniers entre l’Ukraine et la RPD. Des codétenus libérés au même moment ont immédiatement dénoncé ses actes aux autorités ukrainiennes, entraînant l’ouverture d’une enquête nationale.
À l’automne 2022, Brazhnikov a quitté l’Ukraine pour s’installer en France, où il a demandé l’asile. La FIDH et ses organisations membres, Truth Hounds et la LDH, ont formellement alerté les autorités françaises de sa présence, conduisant à l’ouverture d’une enquête préliminaire en France. Depuis, les organisations ont contribué à l’enquête et identifié des victimes et des témoins.
À la suite d’échanges entre les autorités françaises et ukrainiennes, le parquet ukrainien a officiellement transmis l’affaire à la France. L’information judiciaire devra permettre de clarifier son rôle exact et ses responsabilités.
Poursuivant sa mobilisation dans la lutte contre l’impunité de tels crimes, la LDH se constitue partie civile.
