Appel à rassemblement soutenu par la LDH, le jeudi 18 juin 2026 à 11h, place de la Bourse, Paris
Le jeudi 18 juin 2026, les syndicats SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, le SGJ-FO, la Filpac-CGT, le SNPEP-FO, Info’Com-CGT appellent l’ensemble des salarié-e-s des médias à rejoindre ce cortège et à se mobiliser collectivement pour combattre les dangers qui menacent l’information, pour refuser les plans sociaux et défendre une information de qualité.
Depuis le début de l’année, les tempêtes se succèdent dans le monde des médias : des suppressions de postes par centaines, une précarisation croissante des métiers de l’information, des salarié-e-s remplacés par l’intelligence artificielle, des émissions arrêtées en raison des restrictions budgétaires, des pressions de toutes parts mettant en cause l’indépendance des rédactions, notamment de la part d’éditeurs milliardaires, d’extrême droite entre autres…
Ces difficultés doivent inquiéter l’ensemble des citoyennes et citoyens. Car elles mettent gravement en danger l’information de qualité que tout citoyen et citoyenne est en droit d’attendre dans une démocratie.
Lectrice et lecteur, internaute, auditrice et auditeur, téléspectatrice et téléspectateur, vous ne trouvez plus votre village dans les pages de votre quotidien régional, vous constatez que votre magazine est moins épais et avec des articles tous écrits de la même façon, que les flashs infos moins nombreux, les reportages vidéo moins développés par manque de temps… Ce n’est pas qu’une impression : les conditions de travail se sont fortement dégradées. Elles mettent désormais en péril la qualité de l’information.
Ces plans menacent désormais les emplois de journalistes, infographistes, documentalistes, correcteurs, monteurs vidéo, caméramans, rotativistes, techniciens ou personnels administratifs…
À travers les dangers qui menacent l’information, c’est une question de vie ou de mort pour la démocratie en France.
Le 18 juin, mobilisons-nous pour revendiquer :
- L’arrêt des plans de suppressions d’emplois, des effectifs nécessaires pour un journalisme de qualité, la titularisation des précaires ;
- Que l’intelligence artificielle soit strictement encadrée et ne serve pas de prétexte à la suppression de métiers et d’emplois ;
- Des rémunérations à la hauteur de nos qualifications, l’arrêt de la baisse continue des budgets piges et le respect strict de la loi Cressard ;
- Le respect de notre statut professionnel permettant de résister aux pressions d’où qu’elles viennent, ce qui suppose de refuser que les médias d’information se transforment en officines de propagande ou de désinformation ;
- Des moyens nécessaires pour que l’audiovisuel public puisse mener sa mission correctement ;
- Une véritable bataille menée contre les géants du numérique qui pillent nos informations et conservent les retombées financières ;
- Un renforcement des moyens de régulation du monde des médias : limiter la concentration des médias, inclure les organisations syndicales dans la CPPAP ;
- Un maintien des imprimeries ;
- Un véritable plan national pour lutter contre les déserts informationnels ;
- Un réel renforcement et une plus grande collecte des droits voisins, et l’extension de leur répartition ;
- Un droit à l’information libre et indépendante, socialement garanti ;
- Une révision en profondeur de la loi contre les concentrations de 1986 et une mise à niveau avec le droit européen, sur la protection des sources, l’indépendance de l’audiovisuel public, etc.
Les employeurs des médias et le ministère de la Culture, chargé de l’information, doivent nous répondre.
Un appel à la grève sera déposé par les syndicats SNJ, SNJ-CGT, SGJ-FO et le SNPEP-FO. Les sections d’entreprises sont libres de définir les modalités de leur mouvement de grève.
Le jeudi 18 juin 2026, à Paris, rendez-vous à 11h place de la Bourse :
Cortège jusqu’au ministère de la Culture, où des prises de parole seront prononcées à partir de midi place du Palais Royal
À partir de 14h30 : tables rondes revendicatives à la Bourse du travail, rue du Château d’eau.
Nathalie Tehio, présidente de la LDH intervient dans la table ronde « Sans médias libres, qui pour enquêter sur les puissants et le respect des droits humains ? » à 15h30
Signez la pétition pour défendre l’information
Organisée par : le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes, le SGJ-FO, la Filpac-CGT, le SNPEP-FO, et Info’Com-CGT.
Premiers soutiens : Union des clubs de la presse de France et francophones (UCP2F), Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI), Association des journalistes du tourisme (AJT), Prenons la Une, Club de la presse Occitanie, Profession : Pigiste, FEC-FO, Association des journalistes médicaux grand public (AJMED), Action-Critique-Médias (ACRIMED), Association des journalistes de l’environnement (AJE), Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), Club de la presse Drôme-Ardèche, Un bout des médias, La Société des auteurs, des arts visuels et des images fixes (SAIF), Coop Médias, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA), LDH (Ligue des droits de l’Homme / droits humains), Association des journalistes antiracistes et racisé-e-s (AJAR).
Paris, le 9 juin 2026
