Par un arrêté daté du 12 juin 2026, pris pour la période courant jusqu’à la fin du mois de juin 2026, le maire de Toulouse a interdit la circulation de mineurs de 16 ans non accompagnés par une personne majeure de 22h à 6h pour différentes dates, correspondant toutes à des soirs de matchs du premier tour du tournoi, dont trois matchs de l’équipe de France. Cet arrêté s’applique sur plusieurs secteurs de la ville.
La commune de Toulouse n’a pourtant pas connu des heurts d’importance à déplorer au cours des précédentes Coupes du monde et Coupes d’Europe des nations.
Cet arrêté a été pris en raison de « l’existence de matchs à risques, dont certains se déroulant à des heures pouvant générer des débordements », de ce que « la présence de mineurs de 16 ans et moins, non accompagnés d’un adulte ayant autorité, en période nocturne, dans certains lieux de la ville, est susceptible de constituer un risque tant pour leur intégrité physique que pour la tranquillité publique », et en raison des précédents « épisodes de violences urbaines survenus durant la nuit du 30 au 31 mai 2026, en marge de la finale de la Ligue des champions ». L’arrêté mentionne que « les données relatives à la délinquance des mineurs sur la commune de Toulouse révèlent une implication significative et en progression de ces derniers dans plusieurs catégories d’infractions. »
Estimant que cet arrêté portait une atteinte manifeste à plusieurs libertés fondamentales, dont la liberté d’aller et venir, la LDH a décidé d’introduire, le 15 juin 2026, un référé-liberté devant le tribunal administratif de Toulouse.
Par une ordonnance rendue le 18 juin 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté le référé en retenant des circonstances particulières liées à la délinquance des mineurs et le caractère non disproportionné, compte tenu du secteur limité et surtout de ce que seuls quelques soirs sont concernés par le couvre-feu, que pour les matchs dits à risque.
