Rencontres citoyennes à Nantes

Depuis le 13 janvier 2000, date de sa constitution, le Collectif marée noire de Nantes affirme que « les marées noires ne sont pas des fatalités, mais le résultat de la recherche du profit à tout prix au détriment de la sécurité des hommes et de la nature. »

Les problèmes de sécurité sont plus que jamais d’actualité : hier l’Erika, aujourd’hui l’usine AZF à Toulouse en sont hélas des exemples trop criants.

Le 23 juillet dernier, le Collectif marée noire s’est constitué partie civile dans le cadre de l’information ouverte sur les circonstances du naufrage de l’Erika.

Le Collectif marée noire de Nantes sera présent aux rencontres citoyennes du 6 octobre auprès des amis du Collectif 44 Le Monde n’est pas une marchandise, pour protester contre les conditions inadmissibles actuelles du transport maritime mondial.

La logique libérale mondiale du « toujours moins cher » conduit les acteurs du transport maritime, vu l’insuffisance des lois et de leur application, à abuser davantage des pavillons de complaisance, des contrôles techniques complaisants, de navires mal entretenus et des marins toujours plus exploités.

Nous dénonçons l’utilisation scandaleuse des paradis fiscaux qui, par le biais de la complaisance, permettent toutes les dérives de l’argent sale.

Enfin, nous rappelons à nouveau aux dirigeants politiques français et européens que, malgré certaines avancées, seule une loi « pollueur-payeur » instaurant toute la responsabilité pénale et financière aux donneurs d’ordre (armateurs, compagnies pétrolières et propriétaires des cargaisons) permettrait une véritable prévention dans le respect des droits humains et de l’environnement.

Nantes, le 4 octobre 2001

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