Manifestations et répression en Kabylie

La mort, en petite Kabylie, dans des conditions douteuses, d’un jeune lycéen. Massinissa Germah, après son interpellation, le 18 avril dernier, a traduit, par les violences suscitées, l’hostilité grandissante à l’égard du pouvoir dans toute l’Algérie et notamment dans les willayas de Kabylie.

L’armée encercle cette région, torture dans les commissariats, tire à vue sur les manifestants, des jeunes surtout, qui réclament le respect de leur dignité et de leur identité, le droit au travail, le retour à la paix, donc la vie. La répression a déjà fait 50 morts et des centaines de blessés.

De tels événements confirment la nature du pouvoir algérien, le rôle exorbitant et anticonstitutionnel de l’armée, dont la FIDH, la LDH, « reporters sans frontières », Amnesty International, ont témoigné par leurs différentes missions en Algérie, et qu’ils dénoncent depuis des années.

La LDH appelle à la manifestation de protestation silencieuse qui aura lieu le lundi 30 avril 2001, à 18 heures, devant l’Ambassade d’Algérie en France, 50, rue de Lisbonne, dans le 8ème arrondissement.

POUR L’ARRET DE L’INTERVENTION ARMÉE EN KABYLIE
POUR LA CESSATION DES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME ET LE RETOUR A L’EXERCICE EFFECTIF DES LIBERTÉS PUBLIQUES DANS TOUTE L’ALGÉRIE.

Paris, le 29 avril 2001

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