Liberté pour Fariba Adelkhah et Roland Marchal !

Dernière minute : la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, détenue depuis juin en Iran, a mis fin mercredi à la grève de la faim qu’elle menait depuis le 24 décembre pour protester contre son incarcération, a annoncé son avocat. Le comité de soutien de la chercheuse avait jugé récemment son état de santé “alarmant” et l’avait appelée à mettre un terme à cette grève de la faim.

 

Communiqué du comité de soutien de Fariba Adelkhah et Roland Marchal, relayé par la LDH

Fariba Adelkhah et Roland Marchal, tous deux chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po et du CNRS, sont prisonniers scientifiques en Iran depuis le 5 juin 2019. Comme une quinzaine d’autres universitaires étrangers, ils sont sous le coup de chefs d’accusations politiques – atteintes à la sûreté de l’Etat, propagande contre le régime, espionnage – qui ne trompent personne, et pas même la justice iranienne puisqu’un tribunal a demandé la libération sous caution de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal, en décembre, et qu’un autre tribunal a levé l’accusation d’espionnage à l’encontre de Fariba Adelkhah, en janvier. Mais les Gardiens de la Révolution, qui sont les auteurs de ces arrestations arbitraires, ont toujours le dernier mot tant sur le fond que sur les modalités de la détention, dont les conditions sont très dures. Fariba Adelkhah, croyons-nous savoir, parle à ce propos d’un pouvoir qui ne dit pas son nom et que nul n’ose nommer, d’un « pouvoir à l’envers ».

Partie prenante des institutions collégiales de décision – le Conseil de discernement de la raison d’Etat, le Haut Conseil de sécurité nationale – ce « pouvoir à l’envers » ne dépend constitutionnellement que du Guide de la Révolution. C’est donc à celui-ci que nous nous adresserons solennellement, ce mardi 11 février, date de la commémoration de la révolution de 1979, à l’occasion d’un rassemblement, pour lui demander la libération inconditionnelle et immédiate de Fariba Adelkhah et Roland Marchal dont le seul tort est d’exercer leur métier en toute intégrité, en toute indépendance.

De sa prison Fariba Adelkhah a lancé un appel aux autorités iraniennes et, par delà, moyen-orientales : « Sauvez les chercheurs, sauvez la recherche pour sauver l’histoire ! ». Ce message s’adresse à chacun(e) de nous, dans le monde entier.

Pour porter cette demande, nous vous invitons à venir nombreux sur le parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro, à Paris, mardi 11 février, de 12h30 à 13h30, et à rejoindre le rassemblement silencieux organisé par le Fonds d’analyse des sociétés politiques et le Comité de soutien à Fariba Adelkhah et Roland Marchal.

Paris, le 7 février 2020

Le 11 février de 12h30 à 13h30 à Paris, rassemblement silencieux sur le Parvis des droits de l’Homme, esplanade du Trocadéro.

Le 13 février, 18-20h, à Strasbourg, conférence “Chercher en terrain miné? Accès aux sources et liberté de la recherche”, à la Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA), 5 allée du Général Rouvillois, Campus Esplanade, salle des conférences (programme en fichier attaché et sur ce lien http://strasbourg.curieux.net/agenda/sortie?row=69966)

February 17th, 17:30-19, in London, meeting of support for Fariba Adelkhah, Roland Marchal, Kylie Moore-Gilbert and other detainees “Unjustified Captives: Knowledge under Attack”, at Bush House Lecture Theatre 2 BH S 404- King’s College London (for the program, see the attachment or contact Didier Bigo at )

Le 6 mars, 10-13h, à Paris, troisième séminaire “Fariba et Roland, penser en pensant à eux: sociologie et anthropologie sociale du politique” sur l’Afghanistan, comme toujours dans la salle de conférences du CERI, 56 rue Jacob (je vous enverrai le programme dans les jours qui viennent; les podcasts des séances précédentes sont accessibles sur http://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/seminaire-sociologie-et-anthropologie-sociale-du-politique-fariba-et-roland-penser-en-pensan).

 

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