Les extrêmes droites sont dangereuses pour la démocratie

Communiqué LDH

Durant le week-end dernier, une bande de quatre-vingts à cent personnes, se réclamant des extrêmes droites, a défilé dans le quartier de Romans-sur-Isère (Drôme) auquel appartiennent des personnes dont l’une est présumée avoir tué d’un coup de couteau, lors d’un bal, le jeune Thomas à Crépol (Drôme).

Ce groupe d’extrême droite s’est comporté comme une sorte de milice réalisant une expédition punitive. La LDH (Ligue des droits de l’Homme) le rappelle avec force : nulle personne n’a le droit de faire justice en dehors de la justice. Remettre en cause ce principe c’est menacer le fonctionnement de toute notre société.

Dans le même temps, des défilés étaient organisés par des groupes d’extrême droite dans différentes villes du pays, aux cris notamment de « Thomas, plus jamais ça » et « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » en s’en prenant pêle-mêle à la justice, à l’Etat, aux médias.

Des responsables locaux et nationaux du Rassemblement national (RN) ou de Reconquête ont participé à certains de ces défilés, attisant le feu par leurs propos haineux.

Une nouvelle fois, les extrêmes droites instrumentalisent le meurtre d’une personne en établissant un lien entre immigration et insécurité.

Comme toutes les personnes qui vivent dans notre pays et toutes celles qui ont participé à la marche blanche à Romans-sur-Isère en refusant toute récupération ou instrumentalisation « politique », la LDH demande « justice pour Thomas » et attend que la ou les personnes responsables de ce meurtre soient identifiées et poursuivies en justice.

Nous appelons à la vigilance et à l’action pour que notre société soit pleinement protectrice de toutes les personnes résidentes dans notre pays en égalité des droits, contre les idées des extrêmes droites.

Paris, le 28 novembre 2023

Télécharger le communiqué “Les extrêmes droites sont dangereuses pour la démocratie” en format PDF


Suivez-nous sur :
Share This
Soutenez les combats de la LDH

Les droits et les libertés ça n’a pas de prix, mais les défendre a un coût.