Le régime égyptien se venge de l’activiste Bahey eldin Hassan

Pétition signée par de nombreuses personnalités dont Malik Salemkour, président de la LDH, et Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la LDH, et ainsi que par plusieurs organisations dont la LDH        

Toutes les organisations et les personnalités des droits de l’Homme soussignées dénoncent le jugement par contumace prononcé par le tribunal du Caire le mardi 25 août 2020 au nom de Bahey eldin Hassan, directeur du Centre d’études des droits de l’Homme du Caire, qui le condamne d’une peine de 15 ans de prison ferme pour insulte à la justice et publication de fausses nouvelles.

Elles condamnent également le ciblage continu de tous les militants des droits de l’Homme, journalistes et opposants dans les prisons du régime, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Egypte, par l’imposition de lourdes peines judiciaires, les menaçant et leurs familles de torture, de vengeance. Elles demandent ainsi  toutes les organisations arabes et internationales de défense des droits de l’Homme et à toutes les puissances démocratiques du monde d’aider les activistes égyptiens à faire face au régime militaire qui a vidé la révolution égyptienne de tous ses sens et ses objectifs et a ciblé ses activistes par l’emprisonnement, l’exil et la vengeance.

Rappelant que la Cour pénale du Caire a déjà prononcé, à la fin de l’année dernière, une peine de trois ans de prison et une amende de 20 mille livres condamnant Bahey eldin Hassan pour critique de la performance du procureur général.

En revanche, l’affaire déposée par Bahey eldin Hassan contre un homme des médias du pouvoir qui a exigé l’application de la peine de mort à la manière russe contre Hassan en direct sur une télévision égyptienne a été définitivement classée. 

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Le 4 septembre 2020

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