La chroniqueuse Barbara Lefebvre appelle à « vider la bande de Gaza »

Barbara Lefebvre, chroniqueuse habituée de la radio RMC et de l’émission Les grandes gueules, participait le 20 février 2025 à l’émission Les Grandes Gueules Moyen-Orient sur la chaîne I24 News, diffusée depuis Israël.

Interrogée dans le cadre d’une édition spéciale consacrée à la restitution des corps de quatre des 252 otages enlevés lors des attentats perpétrés le 7 octobre 2023 sur le territoire israélien par l’organisation terroriste du Hamas, l’intéressée s’exclamait alors :

« Les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du djihad islamique. Tout cela devra à un moment ou à un autre être payé et être payé au prix fort. Et donc effectivement on ne peut que soutenir le plan Trump et décider une bonne fois pour toutes que la bande de Gaza doit devenir une zone vierge. Il faut que ces gens-là aillent vivre ailleurs, qu’une génération entière puisse aller se ressourcer mentalement dans d’autres univers, mais certainement pas à côté des Israéliens, à côté des juifs, qu’ils veulent de toute façon éradiquer et exterminer. C’est terminé ce temps-là. Il faut récupérer tous les otages. Et une fois que tous les otages seront récupérés il faut vider la bande de Gaza ».

A la suite de plusieurs signalements et plaintes provenant d’élus et d’associations, le parquet de Paris ouvrait une enquête puis poursuivait madame Lefebvre devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, sur le fondement de la provocation publique à la haine, à la discrimination ou à la violence à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une race, ethnie, nation ou religion déterminée et celui de l’apologie publique d’un crime contre l’humanité.

En effet, il est constant que le fait d’associer l’intégralité d’une population à des faits aussi graves que les atrocités commises par le Hamas exhorte le public à la haine de celle-ci. Une telle affirmation péremptoire ne relève pas de la liberté d’expression mais constitue un abus de celle-ci.

Par ailleurs, les propos appelant à « vider la bande de Gaza » qui devrait devenir une « zone vierge » peuvent largement être compris comme appelant a minima au déplacement forcé de cette population, lequel constitue un crime contre l’humanité dont il est fait l’apologie.

L’intéressée fut jugée le 23 septembre 2026 pour ses propos. La LDH s’est constituée partie civile dans le cadre de cette audience aux côtés de nombreuses associations. Au cours de celle-ci, madame Lefebvre put en toute indécence se présenter comme « la meilleure amie des palestiniens », multipliant par ailleurs les éloges du président Trump et allant jusqu’à sous-entendre que les associations parties civiles de même que le procureur de la République auraient des biais antisémites.

Le procureur de la République a requis 8 mois d’emprisonnement assortis du sursis probatoire contre madame Lefebvre. Le délibéré sera rendu le 13 novembre 2026.

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