Rassemblement : Journée internationale des migrants

Droits des étrangers

LDH : Dijon

Date
17/12/2022 - 14h30 - 16h30

Lieu
PLACE JEAN MACE
PLACE JEAN MACE, 21000 Dijon

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Rassemblement : Journée internationale des migrants

Pour des raisons de guerre, de rapprochement familial, d’études, de fuites de persécution ou de catastrophe climatique, des humains fuient leur maison pour vivre une nouvelle vie ailleurs. Bien souvent, les migrant.es vont dans les pays limitrophes, très peu parcourent des milliers de kilomètres pour arriver en France.  Après un parcours souvent difficile, les préfectures, les lois, les médias les classent à leur arrivée : demandeurs d’asile, réfugiés, mineurs non accompagnés, étrangers avec titre de séjour salarié, étudiants… ou étrangers sans papier. Dernièrement, le ministre de l’intérieur voudrait même rajouter les catégories de bon et mauvais migrants ! Derrière ces termes administratifs, chaque « dossier » est bien une personne qui vit, étudie ou travaille en France, qui crée des liens, jusqu’au moment où l’État décide arbitrairement que les papiers ne sont pas les bons, et délivre des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) quitte à séparer les familles et réduire à la précarité des jeunes travailleurs. “Pire, le ministre de l’intérieur vient d’appeler ses services à assimiler toute personne ayant reçu une OQTF à un délinquant et à le ficher” Dijon n’est pas épargnée. Un jeune exilé arrivant mineur se voit souvent refuser le droit d’être pris en charge par le conseil départemental en prétendant qu’il a l’aspect physique d’un jeune adulte. Le doute devrait, dans tous les cas, bénéficier aux nouveaux arrivants ! Plus tard, la préfecture conteste systématiquement les documents d’identité de ces jeunes devenus majeurs. Peu importe que ces documents aient été validés, authentifiés de multiples fois par les pays d’origine. La France perpétue un néocolonialisme en niant la souveraineté des États à délivrer des documents d’état civil. Ces dernières années, plusieurs familles dijonnaises, exilées, ont dû se battre pour rester en France alors même que leurs enfants étaient scolarisés, parfois même nés en France. La mobilisation des habitants, parents d’élèves, enseignants, connaissances a permis à certaines de rester.

Ce rassemblement solidaire et festif, réaffirme la revendication : Régularisation générale des sans papiers (jeunes à leur majorité, familles, parents d’enfants scolarisés, travailleurs-ses exilé-es…),Accès aux services publics par l’ouverture immédiate de guichets de régularisation.Accès aux services publics par l’ouverture immédiate de guichets de régularisation.

Les exilé.es vivent ici, travaillent ici et restent ici !

 


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