Projection-débat : Français d’origine contrôlé

Droits des étrangers

LDH : Avignon Orange Carpentras

Date
11/12/2023 - 20h30

Lieu
Cinéma Utopia
4 Rue des Escaliers Sainte-Anne, 84000 Avignon

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Projection-débat : Français d'origine contrôlé

A l’initiative de la LDH et du MRAP, une soirée de la Grande chamaille est consacrée aux quarante ans de la marche pour l’égalité et contre le racisme, partie de Marseille en octobre 1983. Le film « Français d’origine contrôlée » sera suivi d’un débat avec la salle, centré sur cette période, les suites de la marche et l’actualité des revendications alors exprimées.

« Français d’origine contrôlée » est un documentaire de 2014 réalisé par Jean-Thomas Ceccaldi et Mustapha Kessous. Il donne la parole à quelques protagonistes de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, partie de Marseille en octobre 1983 et rassemblant 100 000 personnes quelques semaines plus tard à Paris.

Le film sera suivi d’une discussion avec Saïd Boukenouche, du collectif Mémoires en marche (Marseille), Dalila Bouras, coordinatrice sociale, Zehor Durand, avocate, Hocine Chabane, artisan et Saïd Mérabti, cofondateur de Radio Gazelle à Marseille.

En 2014, Jean-Thomas Ceccaldi et Mustapha Kessous réalisaient un film assez unique sur la Marche pour l’égalité et contre le racisme, dont on commémore à présent le 40e anniversaire. La Grande chamaille a choisi ce film car, en moins d’une heure, il rappelle la situation de l’époque, avec des jeunes qui se font tuer, police et ratonnades ; il donne des éléments historiques liés au déroulement de la marche et, surtout, laisse la parole à quelques protagonistes, en respectant la place, inouïe à l’époque, prise par les femmes.

Le film ouvre aussi des perspectives sur un plus long terme, plaçant la marche dans un continuum de revendications, notamment dans le monde du travail, et de réalités vécues par les populations pauvres, dont les bidonvilles. Il montre aussi la réaction de l’État français qui, après la marche, renvoie, à quelques exceptions près, cette jeunesse et ses élans de partage dans les quartiers populaires.

Il serait pourtant faux de ne voir dans cette marche qu’un échec, bien au contraire. Au-delà de l’obtention de cartes de séjour et de travail valables pour dix ans, c’est, malgré le refus des pouvoirs politiques, un moment clé dans l’affirmation d’un pays riche de ses diversités. Ce sont les quartiers populaires qui, pacifiquement, s’immiscent dans l’actualité politique et sociale, en offrant une dynamique partageuse, qui se sait riche de la pluralité des origines de ses habitant.e.s.

Cette soirée offre une rare opportunité de transmettre des éléments de mémoire liés à ce moment d’histoire et de faire vivre cet esprit de solidarité, mis à mal par les politiques actuelles et par la place laissée à l’extrême droite.


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