Liberté pour George Ibrahim Abdallah ! Rassemblement jeudi 15 octobre 18h, place Louis Blanc, Toulon

Libertés et démocratie

LDH : Toulon

Date
15/10/2020 - 18h00

Lieu
Place Louis Blanc
Place Louis Blanc, Toulon

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Liberté pour George Ibrahim Abdallah ! Rassemblement jeudi 15 octobre 18h, place Louis Blanc, Toulon

LIBERTE POUR GEORGE IBRAHIM ABDALLAH !

REVOLUTIONNAIRE LIBANAIS

MILITANT POUR UNE PALESTINE LIBRE ET DEMOCRATIQUE

DETENU EN FRANCE DEPUIS 1984 ET LIBERABLE DEPUIS 1999

George Ibrahim Abdallah vit sa trente-sixième année d’incarcération. Un “record de France” depuis un demi-siècle pour un militant politique.

Un militant de la cause palestinienne

George Ibrahim Abdallah nait en 1951 au Liban dans une famille chrétienne maronite. Dès la fin des années 1960, il s’engage dans la résitance palestinienne et libanaise à Israël. En 1971, il rejoint le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). En 1981, il cofonde avec des camarades, majoritairement des femmes, une petite organisation les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).

Un coupable utile

En 1982, les FARL, assassinent en France l’attaché militaire de l’ambassade des Etats-Unis, Charles Ray, ainsi qu’un fonctionnaire israélien membre du Mossad (les services secrets israéliens), Yacov Barsimentov, l’un et l’autre en poste à Paris…

En 1984, il est arrêté et condamné une première fois à 4 ans de prison pour détention de faux papiers.

En 1987, dans le contexte des attentats de 1985-1986 organisés par l’Iran pour faire payer à la France son soutien à l’Irak dans sa guerre contre l’Iran, la DST “découvre” dans une cache des FARL des armes ayant servi à l’assassinat de Charles Ray et Yacov Barsimentov. George Ibrahim Abdallah est rejugé et condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité d’assassinat. Le procureur général n’avait pourtant requis qu’une peine de dix ans d’emprisonnement.

“Vous ne pouvez pas appeler à la fin du racisme et l’antisémitisme sans appeler à la fin de l’occupation de la Palestine et à la liberté pour les prisonniers politiques y compris George Ibrahim Abdallah” Angela Davis

Maintenu en détention sous la pression des Etats-Unis

Malgré une conduite exemplaire en prison, depuis 2004, date du rejet en appel de la première demande de libération conditionnelle, le militant libanais s’est vu refuser sa libération à neuf reprises.

Le 10 janvier 2013, la cour d’appel confirma que George Ibrahim Abdallah devait être libéré. Mais l’administration américaine, alors sous la présidence d’Obama, intervient auprès du gouvernement français. Ainsi Hillary Clinton, secrétaire d’Etat, n’hésite pas à envoyer ce courriel : “Bien que le gouvernement français ne soit pas légalement autorisé à annuler la décision de la cour d’appel du 10 janvier, nous espérons que les autorités françaises pourraient trouver une autre base pour contester la légalité de la décision.”. Le 14 janvier 2013, le ministre de l’intérieur Manuel Valls refuse de signer l’arrêté d’expulsion de M. Abdallah. Cela malgré la circulaire de la ministre de la justice, Christiane Taubira, qui interdit à tout membre de l’exécutif d’adresser des instructions aux magistrats du parquet. M. Hollande n’intervient pas.

Quant au président Macron, son inaction prolonge l’affront fait aux droits de George Ibrahim Abdallah et à la justice en général.

En France, comme au Liban et dans le reste du monde, mobilisons-nous afin d’obtenir la libération de George Ibrahim Abdallah !

Signataires : Attac 83 ; Cercle Marc Ferréro ; Collectif libérons Georges Abdallah PACA ; LDH de Toulon ; Mouvement de la paix ; NPA ; PCF ; VPJM.