Conférence-débat : “Que reste-t-il de l’héritage des Lumières ?”

Libertés et démocratie

LDH : Arles

Date
17/11/2022 - 18h30

Lieu
Maison de la vie assoaciative
3 Boulevard des Lices, 13200 Arles

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Conférence-débat : "Que reste-t-il de l'héritage des Lumières ?"

Que devons-nous aux Lumières ? Comment penser leur héritage, leur actualité ? Les Lumières sont souvent identifiées à quelques notions (la tolérance, la liberté d’expression, la raison) qui seraient les piliers de la modernité. Parfois, elles sont même érigées en idéologie de la modernité occidentale. Il s’agit alors de les défendre ou, au contraire, de les attaquer.

Mais ces controverses bien balisées se déroulent autour d’une image caricaturale des Lumières, qui se voulait édifiante et qui se révèle sclérosée.

Or les Lumières sont tout autre chose : elles sont d’abord une réflexion critique sur les apports et les limites de la modernité. Fondées sur la promesse d’une émancipation par le savoir, les Lumières se heurtent à de nombreuses contradictions : comment organiser le progrès des connaissances sans introduire de nouvelles inégalités ?

Comment éviter que la liberté ne favorise les charlatans ? Comment revendiquer l’universalité de la nature humaine sans nier l’égale dignité des cultures ? De l’au-delà, les philosophes Rousseau et Voltaire, éclairent le peuple. Allégorie anonyme du XIXe siècle Nous essaierons de voir quelles formes peuvent prendre, aujourd’hui, des Lumières véritablement universalistes, c’est-à-dire polyphoniques et tolérantes, dans le monde pluriel et globalisé qui est désormais le nôtre.

Avec Antoine Lilti, professeur au Collège de France où il occupe la chaire Histoire des Lumières (XVIIIe-XXIe siècle). Ses travaux portent sur l’histoire sociale et culturelle du XVIIIe siècle. Il a publié : Le Monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle (Fayard, 2005), Figures publiques. L’invention de la célébrité (Fayard, 2014) et L’héritage des Lumières (EHESS/Seuil/Gallimard, 2019).

La conférence sera ponctuée de pauses musicales avec les musiciens Farshad et Ava Soltani, qui apporteront un témoignage sur les libertés bafouées en Iran. Antoine Lilti Farshad, Ava et Darius Soltani Farshad Soltani est un musicien au parcours original et aux
compétences multiples. Avec comme base sa solide formation classique, il s’est intéressé à la culture de son pays et plus particulièrement à la musique traditionnelle. Il a acquis, en autodidacte et avec des maîtres, la maîtrise du répertoire classique iranien et de ses instruments : sétar, kémanche, ney ou roseau, et pour les percussions, le zarb ou tombac et le daf.

Organisée avec UPOP’Arles, l’université populaire du Pays d’Arles et la section LDH d’Arles.

Entrée libre.