écrits pour la fraternité – Cat. 5 : 1er prix individuel

2016-2017

« Du pain en tant de paix est meilleur que du gâteau en temps de guerre »

 

Il vaut mieux être qu’avoir

 

Bonjour, je m’appelle Victor et Killers K est mon nom de rappeur.

Depuis ma naissance je suis IMC (Infirme Moteur Cérébral). Donc je ne marche pas, je ne peux pas me servir de mes bras et je ne parle pas. Mon texte est d’abord un écrit car je ne peux pas le lire.

Mais il est destiné à être lu car, pour moi, on fait plus attention à ce qu’on écoute.

Victor Kregar

 

Je m’appelle Boubacar petit Africain

Famille nombreuse et la famine est mon quotidien.

Mais mon pays reste uni et on avance main dans la main.

Une leçon de vie, c’est çà être humain.

Pour nos besoins, un simple bout de pain,

C’est peu pour satisfaire sa faim,

Car, quand je vois les hommes se battre comme des chiens

Pour des histoires de fric, de politique et dire : “C’est mon pays et pas le tien”

Je me dis qu’avec mon simple bout de pain … je m’en sors bien.

 

La triste réalité dit …

Qu’il vaut mieux avoir du pain en temps de paix

Plutôt que d’avoir mieux en temps de conflit.

Voilà la pauvre vérité !

La triste réalité dit …

Qu’il vaut mieux avoir du pain en temps de paix

Plutôt que d’avoir mieux en temps de conflit.

Voilà la pauvre vérité !

 

La Terre n’est pas assez riche pour qu’on s’unisse ?

Ras le bol de rapper sur ce genre de thématique.

Je rêve d’un monde fait d’amour et de paix.

Maintenant, direction Paris, s’il vous plaît,

Non pas pour gagner,

La gloire m’importe peu, si vous saviez,

Mais dans ce texte, j’ai un message à faire passer.

 

La triste réalité dit …

Qu’il vaut mieux avoir du pain en temps de paix

Plutôt que d’avoir mieux en temps de conflit.

Voilà la pauvre vérité !

La triste réalité dit …

Qu’il vaut mieux avoir du pain en temps de paix

Plutôt que d’avoir mieux en temps de conflit.

Voilà la pauvre vérité !

 

 

Je m’appelle Nacire,

Riche homme d’affaires important, j’ai besoin de rien.

L’argent fait le bonheur, c’est ce que je croyais bien …

Jusqu’au jour où la guerre éclata.

Direct dans un bunker, loin des éclats,

On a à manger pour au moins quelques mois.

On est des rois comparés à ceux qui sont dehors, à mourir de peur et de froid

Dans notre réserve, OK, ce n’est pas du premier choix.

Vous allez me dire : pouvoir manger un peu de n’importe quoi, y a pire comme fin.

Mais je vous réponds que dans ces cas-là, on n’a pas faim.

Est-ce qu’on sera encore là demain ?

Cette question revient à chaque fois, à toute heure, à tous les lendemains.

Cette question revient à chaque fois comme un refrain.

 

La triste réalité dit …

Qu’il vaut mieux avoir du pain en temps de paix

Plutôt que d’avoir mieux en temps de conflit.

Voilà la pauvre vérité !

La triste réalité dit …

Qu’il vaut mieux avoir du pain en temps de paix

Plutôt que d’avoir mieux en temps de conflit.

Voilà la pauvre vérité !

 

 

Victor Kregar, EREA, Berck-sur-Mer – LDH Le Crotoy-Rue

Institutrice : Géraldine Colasse

 

 

Share This