Au mois de septembre 2023, la LDH, le Gisti, la Cimade, la Fasti et l’ADDE avaient déposé des recours contre deux arrêtés pris par le préfet de Mayotte les 4 et 16 août 2023 autorisant le survol de quartiers entiers avec une motivation plus que succincte.
Alors même que le préfet n’a pas pris soin de produire un mémoire en défense, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté ces requêtes par un jugement du 14 janvier 2026 en considérant que « dans le contexte particulier de Mayotte, rappelé par les associations requérantes elles-mêmes et caractérisé, à la période des arrêtés en litige, par une recrudescence des violences exercées par des bandes, notamment à l’intérieur et aux abords des villages visés par les arrêtés, le recours à des caméras aéroportées, limité en l’espèce à deux caméras sur un seul drone, permettant de disposer d’une vision élargie facilitant le maintien et le rétablissement de l’ordre public en limitant l’engagement des forces au sol, répondait au critère de nécessité exigé par les dispositions précitées du code de la sécurité intérieure et ne présentait pas de caractère disproportionné. Au demeurant, il n’est pas établi, du fait du caractère grave des violences mises en exergue par le préfet de Mayotte, que les objectifs de sécurité et de maintien de l’ordre auraient pu être atteints par d’autres moyens disponibles et moins attentatoires au droit au respect de la vie privée. »
