Des militants d’extrême droite à l’origine de violences contre les manifestants à Montpellier

A l’occasion de la mobilisation contre la vie chère et en soutien aux revendications lycéennes et étudiantes qui se déroulait le 24 octobre 2026 à Montpellier, des groupuscules d’extrême droite étaient présents dans le but de perturber les mobilisations. Tel fut le cas dans de nombreuses villes, où furent constatés des actes de violences et comportements haineux (notamment à Nice, Nancy, Tours, Dijon, Montpellier, Toulouse, Caen, Lyon).

Diverses vidéos, analysées dans le rapport de l’Observatoire des libertés publiques de Montpellier (OLM) soulève d’importantes interrogations et inquiétudes. On y constate un groupe de personnes dont l’on peut légitimement supposer être des membres d’extrême droite, porteur de signes de reconnaissance (bande blanche au bras, gants) et pour certains se camouflant le visage, s’en prendre violemment à des manifestantes et manifestants en présence immédiate des forces de l’ordre qui n’interviennent pas. Certaines images semblent même révéler des personnes remettre une personne aux forces de l’ordre sous la contrainte et en la violentant, sans n’être aucunement contrôlé ou interpellé.

C’est dans ces circonstances que la LDH a saisi le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Montpellier d’un signalement le 28 octobre 2026, accompagné du rapport de l’OLM documentant précisément les faits de violences dénoncés, ainsi que des éléments d’identification de personnes impliquées dans ces agissements.

La LDH sollicite une enquête rigoureuse devant permettre, d’une part, d’identifier et poursuivre les auteurs des violences qui se sont produites en marge de la manifestation du 24 octobre 2026 à Montpellier, et, d’autre part, expliquer l’inaction des forces de l’ordre présentes face à de tels agissements qu’ils ne pouvaient ignorer.

De telles constatations sont effectivement de nature à rompre davantage le lien de confiance entre la population et les forces de l’ordre, étant précisé que la LDH signalait déjà, par un courrier adressé le 21 octobre 2025, des faits de violences volontaires attribués à des militants d’extrême droite, commis en marge d’une manifestation le 18 septembre 2025 envers des manifestantes et manifestants mais aussi des membres de l’OLM, dont la présence aux fins d’observation avait préalablement été signalée aux services préfectoraux, sous les yeux de fonctionnaires de polices incrédules.

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