Contre le durcissement du dialogue social

La LDH a appris que plusieurs dizaines de manifestants avaient été arrêtés lors de la manifestation qui s’est déroulée le 10 juin 2003 à Paris.

 

Elle s’étonne, tout d’abord, des conditions d’intervention des forces de l’ordre sur la place de la Concorde qui a conduit, non à protéger l’Assemblée nationale d’un assaut qui n’existait pas, mais à prendre à partie les manifestants.

 

Les amener, de plus, à chercher refuge dans l’Opéra Garnier et les en déloger ensuite revient à créer des incidents plutôt que de maintenir le calme.

 

La LDH s’interroge sur cette stratégie de la tension et sur les buts réellement poursuivis.

 

Actuellement plusieurs dizaines de manifestants sont en garde à vue et devraient être présentés au procureur.

 

La LDH rappelle qu’une telle démarche relève d’abord de la responsabilité du ministère de l’Intérieur avant de relever de celle de la Justice.

 

En faisant le choix de présenter ces personnes au parquet, le gouvernement prend la responsabilité de durcir le débat qui anime le pays.

La LDH rappelle que l’on ne saurait résoudre le conflit social actuel en discréditant ceux qui ne partagent pas les propositions du gouvernement.

 

Paris le 11 juin 2003

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