Présentant un visuel du Parti de la France au slogan non équivoque « Donnons un avenir aux enfants blancs », diffusé dans le cadre des élections européennes, Thomas Joly, président de ce parti, se targue de propos virulents à l’encontre des populations issues de l’immigration.
Le Parti de la France a procédé à la diffusion de visuels pour leur campagne en vue des élections européennes. L’une d’elle représente un petit garçon blanc aux yeux bleus accompagné du slogan « Donnons un avenir aux enfants blancs ». Nombre de personnes ayant aperçu ces affiches dans leur commune ont alerté la LDH (Ligue des droits de l’Homme) en faisant part de leur émoi face aux symboles pouvant être perçus dans ces visuels. Pour présenter ces visuels, le président de ce parti, Thomas JOLY, se targue de commentaires sur son blog politique tels que « défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l’Islam hors d’Europe » ou encore « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu’un dépotoir du Tiers-monde où ils se feront violer ou égorger ».
Estimant que ces graves propos dépassent les limites largement accordées dans le cadre du débat d’intérêt général, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) a porté plainte le 7 mai 2024 pour provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.
Cette plainte a fait l’objet d’un classement sans suite le 3 juin 2024 par le parquet de Paris. La LDH (Ligue des droits de l’Homme) entend passer outre cette décision en portant plainte avec constitution de partie civile.
A l’issue de l’instruction,Thomas Joly a été renvoyé devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris pour y être jugé. L’audience eut lieu le 4 juin 2026.
Par un jugement rendu le 4 septembre 2026, Thomas Joly a été condamné pour les faits de provocation à la discrimination concernant la publication du 30 août 2023 (concernant le visuel accompagné du propos « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu’un dépotoir du Tiers-monde où ils se feront violer ou égorger »). Il a en revanche été relaxé des faits de provocation à la haine concernant une seconde publication.
En répression, il a été condamné à une peine de 60 jours-amende à 40€ (soit 2400€).
La LDH se satisfait de cette décision par laquelle les juges ont rappelé « l’importance cruciale que les responsables politiques, dans leurs discours publics, évitent de diffuser des propos susceptibles de nourrir l’intolérance, notamment s’agissant des incitations à l’exclusion des étrangers qui constitue une atteinte fondamentale aux droits des personnes », lesquels outrepassent les limites admises par la liberté d’expression.
