Avignon : l’interdiction d’occupation abusive sur une partie substantielle du territoire contestée par la LDH

Par un arrêté du 31 juillet 2026, le maire d’Avignon a interdit :

  • l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques par des individus seuls ou des regroupements de personnes, que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitations à l’égard des passants, lorsqu’elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, à porter atteinte à la sécurité publique, à la salubrité publique, notamment lorsqu’elle s’accompagne de nuisances sonores ;
  • les regroupements de plusieurs chiens en stationnement prolongé ou continu sur la voie publique, même accompagnés de leurs maîtres ou tenus en laisse lorsqu’ils portent atteinte à la sûreté ou à la commodité de passage sur les voies pour une entrave à la libre circulation des autres usagers de ces voies, sont accompagnés d’un comportement agressif de nature à présenter un danger avéré pour les usagers de ces voies ou pour les autres animaux domestiques, sont accompagnés d’aboiements intempestifs de nature à troubler la quiétude et la tranquillité du voisinage par leur durée, leur répétition ou leur intensité et enfin portent atteinte à la propreté et à la salubrité des voies.

Ces mesures sont applicables du 3 août 2026 au 31 octobre 2026, du lundi au samedi entre 11h et 23h, ainsi que durant les périodes de forte affluence notamment les jours fériés et pendant la durée du festival d’Avignon sur une partie très substantielle du territoire de la commune.

Au regard de l’atteinte à la liberté d’aller et venir et à la liberté personnelle, la LDH a décidé de saisir, le 28 août 2026, le tribunal administratif de Nîmes d’un recours en annulation assorti d’un référé-suspension à l’encontre de l’arrêté pris par le maire d’Avignon. La FAS  a également saisi la juridiction administrative des mêmes recours.

L’audience est prévue le 10 septembre 2026.

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