Communiqué commun dont la LDH est signataire
À l’occasion de son 49e anniversaire, le cinquième qu’il passe en détention arbitraire, nous, organisations et les personnes soussignées, exprimons notre solidarité avec le défenseur des droits humains Khurram Parvez. Nous exigeons que les autorités indiennes abandonnent toutes les charges retenues contre lui, le libèrent immédiatement et sans condition, et mettent fin à leur campagne de harcèlement judiciaire.
Depuis novembre 2021, nous suivons avec inquiétude la détention de Khurram, sur la base d’accusations sans fondement , ainsi que son maintien en détention sans procès à la prison de Rohini, à Delhi. Demain, jour de son anniversaire, il aura passé 1 670 jours en prison.
Nous rappelons aux autorités indiennes qu’il y a trois ans, en juin 2023, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire (UNWGAD) a conclu que la détention de Khurram était arbitraire et a appelé les autorités indiennes à le libérer. Nous sommes préoccupé-e-s par le fait que, malgré son engagement à coopérer de manière constructive avec les mécanismes des Nations unies, en tant que membre du Conseil des droits de l’Homme, le gouvernement indien n’ait pas collaboré avec l’UNWGAD concernant la détention de Khurram.
Nous reconnaissons que sa détention et le harcèlement judiciaire dont il fait l’objet s’inscrivent dans un contexte de violations graves, persistantes et de longue date des droits humains et des libertés fondamentales au Jammu-et-Cachemire. Nous condamnons fermement le recours généralisé et banalisé par les autorités indiennes à des lois antiterroristes répressives, telles que la loi sur la prévention des activités illégales (Unlawful Activities (Prevention) Act), en vertu de laquelle Khurram est visé, afin de réduire au silence les défenseur-e-s des droits humains et les voix dissidentes.
Nous exhortons le gouvernement indien à libérer Khurram immédiatement et sans condition. Nous appelons également les partenaires internationaux de l’Inde à dénoncer publiquement la détention de Khurram et à exiger de leurs homologues indiens qu’ils le libèrent immédiatement et sans condition.
Nous restons fermement solidaires de Khurram et continuerons à réclamer sa libération tant qu’il restera détenu.
Paris, le 18 juin 2026
Télécharger le communiqué commun en PDF et la liste des signataires dont la LDH
