Une justice à deux vitesses

Dans la nuit du samedi 9 juin 1991, il y eut deux morts à Mantes-la-Jolie.

En voulant forcer un barrage, Saïdi Lhadj tue une fonctionnaire de police, il est condamné le 4 juillet 1997 à 10 ans de prison ferme pour coups mortels sans avoir l’intention de donner la mort.

Quelques minutes après, l’agent de police Hiblot tire sur l’arrière d’une voiture qui prenait la fuite et, d’une balle dans la nuque tue Youssef Khaif.

Il argue de la légitime défense, est laissé en liberté, est simplement muté dans un autre secteur et garde son arme de service.

Il vient de bénéficier d’un non-lieu.

La chambre d’accusation de Versailles devra dire si cette affaire doit enfin voir le jour dans un débat public.

La durée ces procédures comme celle qui concerne le jeune Aïssa Ihich décédé au commissariat de police de Mantes, il y a plus de 8 ans, traînent en longueur. La justice, si prompte à condamner les jeunes, ne se presse pas de juger ceux qui sont responsables de leur mort.

Cette situation est inadmissible.

La LDH demande à Madame le Garde des Sceaux de faire en sorte que justice soit rendue aussi aux jeunes victimes dans un délai raisonnable.

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