Un crime contre l’esprit

Le régime des Talibans au pouvoir en Afghanistan a entrepris, conformément à ses menaces, la destruction des grands bouddhas de pierre qui constituent un des trésors architecturaux de l’humanité.

Déjà privées de visage par un vandalisme sauvage, ces statues étaient les témoins irremplaçables de civilisations disparues. Ces témoins vont disparaître à leur tour de manière irrémédiable.

La destruction d’œuvres d’art, appartenant au patrimoine mondial de l’humanité, est une atteinte gravissime aux droits culturels et donc aux droits de l’homme. C’est porter atteinte à la fois à un patrimoine matériel, artistique, et à sa valeur symbolique : seuls les régimes politiques les plus barbares ont osé s’y attaquer de manière délibérée. C’est commettre un crime contre l’esprit.
Ce faisant, les Talibans poursuivent leurs menées les plus obscurantistes, à l’exemple du sort inhumain qu’ils imposent aux femmes afghanes comme à l’ensemble du peuple afghan.

La LDH condamne ces actes destructeurs et, au-delà, en appelle à l’ONU pour que les agissements de ce régime d’un autre âge soient sanctionnés.

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