Présidentielle d’Assad : un non-événement

La LDH appelle au rassemblement le 3 juin 2014, à partir de 18h00, devant le Centre culturel syrien (12 avenue de Tourville 75007 Paris – métro Ecole militaire Ligne 8)Bachar Al Assad organise le 3 juin 2014 « une farce électorale absolue » comme l’a qualifiée Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.
Rappelons que ce régime, comme l’ont déclaré maintes fois les organisations humanitaires internationales et les enquêtes du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, est responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

L’organisation d’un vote dans un pays dévasté par la guerre et qui compte 10 millions de personnes déplacées, avec plus de 3 millions de réfugiés dans les pays voisins, alors que la moitié du territoire est hors du contrôle du régime, et que le reste de la population est sous son contrôle sous la pression de son terrorisme sécuritaire, ne sera qu’une triste parodie d’élection dont personne n’est dupe, un véritable déni de démocratie.

Ayant achevé son actuel mandat et croyant avoir acquis une légitimité par un simulacre d’élection démocratique, Bachar Al Assad ne sera plus, le 3 juin, qu’un ex-président qu’aucune institution internationale ne pourra décemment reconnaître.

Ce 3 juin 2014, la communauté internationale, et particulièrement les grandes puissances, devront prendre acte de cette nouvelle donne et fermer toutes les représentations diplomatiques du régime actuel.

- Il est vital d’apporter un soutien plus efficace à l’opposition démocratique dont le succès imposera la transition politique convenue à l’issue de la Conférence de Genève ;
- nous demandons avec force que soient jugés les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, commis en Syrie par le régime comme par les groupes armés intégristes. Cela passe par la saisine de la Cour pénale internationale.
- des dispositions doivent être prises pour imposer, comme le demande la Résolution 2139 votée le 22 février 2014, le libre accès sur tout le territoire de l’aide humanitaire ;
- l’urgence est à la mise en place d’un conseil de transition chargé de mettre en place les institutions d’un État démocratique et de préparer la reconstruction de la Syrie libre.

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