Non-assistance à personnes en danger à la porte d’Aix à Marseille

Communiqué de la fédération Paca de la LDH

Depuis plusieurs jours des femmes, des enfants, vivent dans des conditions d’hygiène, de santé, d’insécurité insoutenable au coeur de la ville de Marseille, sous les fenêtres du conseil régional dans l’indifférence totale des autorités parce que ce sont des Rroms. Il faut faire connaître cette situation intolérable au pays dit des droits de l’Homme.Depuis le 1er juillet, près d’une quarantaine de Rroms des pays de l’Est, pour beaucoup de Roumanie, femmes, hommes et enfants, vivent et dorment sur la pelouse de la Porte d’Aix, et ce, dans l’indifférence générale.

Il a fallu intervenir auprès de la mairie, après 7 jours, pour que le Samu social se rende sur place leur porter assistance. La police nationale s’est manifestée le 8 juillet avec toujours les mêmes consignes d’expulsion et ils ont jusqu’au 10 juillet pour « lever le camp ».

Partir ? Mais pour où ? De squat en squat, après chaque évacuation, les familles Rroms sont condamnées à une vie d’errance, car aucune solution adaptée et pérenne n’a été trouvée pour leur permettre de vivre en sécurité dans le respect de leur dignité. Ces expulsions répétées, sans solution de logement entraînent un épuisement, des absences à l’école, des ruptures de soins et de suivi médical, notamment pour les femmes et les jeunes enfants.

La situation est très préoccupante, nous avons rencontré des femmes enceintes, de nombreux enfants, une jeune femme récemment opérée de l’appendicite; l’ensemble du groupe, fait l’objet d’agressions répétées (vols, attouchements…).

Il y a URGENCE !!! L’Etat, les collectivités locales et territoriales qui se renvoient en permanence la balle, doivent prendre leurs responsabilités, sous peine de devoir rendre compte pour non assistance à personnes en danger.

Les associations signataires ont appelés aujourd’hui, le vendredi 10 juillet 2009 à 14 h 30 sur la pelouse de la Porte d’Aix, à une conférence de presse.

Pour que cesse cette ignominie et que des solutions d’hébergement leur soient proposées.

Premiers signataires : Médecins du Monde – Fondation Abbé Pierre – Rencontres Tsiganes – Ligue des droits de l’Homme – CIMADE – Artriballes.

Soutenus par : Les Verts, la sénatrice PC Isabelle Pasquet.

Marseille, le 9 juillet 2009

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