Le crime commis à Jérusalem rend encore plus indispensable l’envoi d’une force d’interposition

18 Israéliens sont morts, des dizaines sont blessés en ayant été victimes d’un attentat aveugle commis aujourd’hui à Jérusalem. Rien ne saurait justifier ce crime qui suscite l’horreur et l’indignation mais aussi le désespoir : depuis près de dix mois, les attentats succèdent aux violences et aux assassinats ciblés commis par l’armée israélienne ou les colons. Le sang répond au sang sans autres résultats que d’accroître un peu plus les haines et les rancunes entre deux peuples qui n’ont d’autre avenir que de vivre ensemble.

L’appel à la cessation des violences, de toutes les violences, y compris le désastre économique et social que provoque chez les Palestiniens le blocus auquel à recours le gouvernement israélien, doit être entendu et mis en œuvre.

On sait quelles sont les racines de cette situation et l’on sait qu’aucune solution ne sera viable sans une reconnaissance pleine et entière des droits du peuple palestinien, comme du droit de l’État d’Israël à vivre en sécurité. Mais, là où en est ce conflit, et pour que la raison reprenne ses droits sur la violence, il faut que la communauté internationale se saisisse du problème et décide, sans attendre plus longtemps, l’envoi d’une force d’interposition.

Paris, le 9 août 2001

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