En Tunisie, pas de droits pour les défenseurs des droits

Communiqué LDH

Khemaïs Chammari a entamé une grève de la faim en raison du harcèlement insupportable dont il est l’objet de la part des autorités tunisiennes. Empêché de se déplacer, empêché de recevoir du monde, téléphone coupé, quasiment emprisonné à domicile, cet éminent défenseur des droits de l’Homme dans son pays mais aussi dans le reste du monde exprime son refus de l’arbitraire par le seul moyen qui lui reste : mettre sa santé en péril.

Comme bien d’autres militants tunisiens, Khemaïs Chammari est victime d’un régime qui ne recule devant rien pour empêcher toute expression démocratique dans son pays. Nicolas Sarkozy a cru discerner un progrès des libertés en Tunisie : le sort réservé aux opposants à la dictature de M. Ben Ali devrait le conduire à rappeler à son homologue tunisien l’importance que la France attache au respect des libertés démocratiques.

La Ligue des droits de l’Homme réaffirme sa solidarité à Khemaïs Chammari et à tous ceux et à toutes celles qui luttent en faveur des libertés en Tunisie, et appelle le gouvernement tunisien à mettre un terme à ces agissements insupportables. Elle demande au gouvernement français de faire savoir publiquement son soutien aux défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie.

Paris, le 22 février 2010

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