Communiqué commun FIDH, LDH et sa section de la Réunion

La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), la LDH (Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du citoyen) et sa section de La Réunion sont fortement préoccupées par la situation actuelle de Me Larifou, militant des droits de l’Homme et avocat au barreau de Saint-Pierre de La Réunion.Détenteur de la double nationalité franco-comorienne, Monsieur Saïd Larifou partage son temps entre La Réunion, où il exerce la profession d’avocat, et les Comores. Monsieur Saïd Larifou a été régulièrement membre de la Ligue française des droits de l’Homme.
Aux Comores, il préside un parti politique, le Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie (Ridja), qui se situe dans l’opposition à l’actuel Président.
Début juin 2010, il s’est rendu aux Comores pour y tenir des réunions politiques, en préparation des prochaines élections présidentielles de novembre 2010.
Lorsqu’il a voulu reprendre l’avion pour Mohéli et La Réunion, il a été molesté et interdit de quitter le territoire de la Grande Comore par les forces de police.

Monsieur Saïd Larifou est donc retenu aux Comores depuis le 6 juin 2010.
Empêché par deux fois de quitter le territoire, il ne peut rejoindre sa femme et ses trois enfants à La Réunion, ni exercer sa profession.
Après s’être rendu au Tribunal de Moroni, le procureur lui a signifié qu’il ne peut quitter les Comores sans une autorisation.
Joint régulièrement par téléphone, Monsieur Saïd Larifou nous a informés de la réception d’un courrier du ministre des Affaires étrangères, monsieur Bernard Kouchner, en début de semaine.

La FIDH, la LDH et sa section de La Réunion s’associent aux actions de la communauté internationale pour demander aux autorités comoriennes de se conformer aux dispositions internationales relatives à la protection des droits de l’Homme. En tout état de cause, nous demandons à ces mêmes autorités de permettre à Me Larifou de se déplacer librement et de pouvoir retourner à La Réunion dans les meilleurs délais.

Paris, le 2 août 2010
Saint-Denis de La Réunion, le 2 août 2010

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