Vidéosurveillance dans l’Hérault

104 citoyennes et citoyens, la LDH, l’Union syndicale Solidaires 34 et le collectif Technopolice Montpellier ont déposé conjointement onze recours gracieux contre les autorisations de près d’un millier de caméras de surveillance dans plusieurs communes de l’Hérault. Cette action fait suite à la publication discrète d’une série d’arrêtés préfectoraux visant à renouveler et étendre la vidéosurveillance dans le département, sans aucun débat démocratique. Les recours concernent les communes de Montpellier, Sète, Agde, Bédarieux, Pézenas, Clapiers, Jacou, le Pouget, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Jean-de-Védas et Murviel-lès-Béziers.

Les recours gracieux ayant fait l’objet d’un refus implicite, la LDH a décidé, face au nombre considérable de caméras installées dans les communes de Montpellier et de Sète, d’introduire pour chacune de ces deux communes un recours en annulation devant le tribunal administratif, le 26 janvier 2024.

Par deux jugements en date du 10 mars 2026, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté nos deux requêtes en relevant notamment que, pour chacune de ces communes, il existait une augmentation de la délinquance et en estimant que les caméras autorisées sont, pour chacune de ces deux villes, réparties sur des sites de la ville les plus exposés aux actes de délinquance. Il retient donc que le système de vidéosurveillance est nécessaire, adapté et proportionné pour répondre aux finalités de l’article L. 251-2 du CSI, notamment celles de la préservation de l’ordre public.

 

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