Dans la soirée du 16 mars 2026 à Noisiel (Seine-et-Marne), lors d’une intervention de la brigade anti-criminalité (BAC) faisant suite à des tirs de mortiers sur les locaux de la police municipale, plusieurs personnes ont été interpellées et violentées aveuglement, pour leur seule présence dans la commune.
Ainsi, plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux témoignent d’une brutalité intolérable, dépassant largement les principes de nécessité et de proportionnalité qui doivent guider l’usage de la force. C’est dans ce cadre que Flavel, artiste et père de famille de 35 ans, a été violemment interpellé, insulté, frappé et exposé à un dispositif lacrymogène alors qu’il était au sol et déjà maintenu – au motif de sa seule présence à plusieurs centaines de mètres des incidents, alors qu’il souhaitait simplement se restaurer. Dans un même temps, d’autres personnes, dont un mineur, ont subi des blessures graves et des propos à caractère raciste ont été proférés. Un témoin a également subi des pressions policières.
Ces vidéos, essentielles, ont permis de remettre en cause le narratif des forces de l’ordre pour justifier ces violences.
Face à ces violences, l’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie et une plainte a été déposée pour violences aggravées avec arme et réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique, faux en écriture publique, dénonciation calomnieuse et agression sexuelle. La LDH se joint à cette action pénale aux côtés de Flavel, afin que les fonctionnaires responsables de ces violences, qui doivent être qualifiées de racistes, répondent de leurs actes.
Trois policiers de la Bac seront ainsi jugés le 7 septembre 2026 devant le tribunal de Meaux pour violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique. L’un d’entre eux sera également jugé pour faux en écriture. Dans l’attente de ce procès, les trois policiers sont placés sous contrôle judiciaire et ont l’interdiction de porter une arme.
