La LDH diffamée par le maire de Mandelieu-la-Napoule suite aux contentieux anti-burkini

Par un arrêté anti-burkini en date du 7 juin 2023, Sébastien Leroy, maire de Mandelieu-la-Napoule, avait souhaité interdire l’accès à la plage et à la baignade aux personnes portant « une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse ». La LDH a obtenu la suspension de l’exécution de cet arrêté municipal devant le Conseil d’Etat le 17 juillet 2023.

 

En réaction à la suspension de son arrêté municipal, le maire de Mandelieu-la-Napoule s’est exprimé de façon diffamante sur le plateau télévisé de la chaîne d’information continue nationale CNews, séquence repartagée sur le réseaux social X (ex-Twitter) le 18 juillet 2023, accusant la LDH de s’être fait « instrumentalisée et devienne l’outil des islamistes radicaux » et que ces derniers « se serviraient » de l’association pour obtenir l’annulation des arrêtés susmentionnés.

 

La LDH a porté plainte avec constitution de partie civile en son nom propre pour ces faits constitutifs de diffamation publique le 13 octobre 2023.

 

Le dossier a été confié à un juge d’instruction en janvier 2024. Par suite, Sébastien Leroy a été mis en examen le 27 juin 2024, puis, par une ordonnance du 9 octobre 2024, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris.

 

L’audience  s’est déroulée le 1er décembre 2025. Par un jugement rendu le 2 février 2026, le tribunal judiciaire de Paris a relaxé Sébastien Leroy, d’une part en raison d’une erreur de retranscription dans le constat d’huissier concernant la première imputation et, d’autre part, le juge ayant estimé que la seconde imputation relevait davantage d’un jugement de valeur négatif.

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