Lettre ouverte dont la LDH est signataire
La LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) et 45 autres organisations ont écrit au gouverneur de Californie, Gavin Newsom, pour lui demander d’agir immédiatement afin de mettre fin à la menace d’exécution qui pèse sur plus de 550 personnes actuellement condamnées à mort en Californie. La commutation de toutes les condamnations à mort dans l’État américain où le nombre de personnes sous le coup d’une sentence capitale est le plus élevé changerait non seulement considérablement le visage de la peine de mort aux États-Unis, mais enverrait aussi un signal fort au niveau international et nous aiderait à faire progresser la cause de l’abolition dans le monde entier. Incitez le gouverneur Newsom à commuer toutes les condamnations à mort prononcées en Californie.
Cher gouverneur Newsom,
Nous, les 46 organisations soussignées, vous écrivons aujourd’hui pour vous demander d’agir sans délai afin de mettre fin à la menace d’exécution qui pèse sur plus de 550 personnes actuellement condamnées à mort en Californie. Votre initiative visant à commuer toutes les condamnations à mort dans l’État américain comptant le plus grand nombre de condamnés à mort changerait non seulement de manière significative la donne en matière de peine de mort aux États-Unis, mais elle enverrait également un signal fort à l’échelle internationale et nous aiderait à faire avancer la cause de l’abolition à l’échelle mondiale.
Nos organisations œuvrent de concert au sein de la Coalition mondiale contre la peine de mort, présente dans toutes les régions, en tant qu’alliance regroupant notamment des personnes innocentées qui avaient été condamnées à mort, des proches de condamnés à mort ainsi que des familles de victimes de crimes, des ONG, des barreaux, des collectivités locales et des syndicats.
Nous sommes confrontés quotidiennement aux cruelles réalités de la peine de mort, ainsi qu’à une opinion publique hostile et à des appels vindicatifs à la vengeance. Nous sommes alarmés par la montée en puissance de discours déshumanisants sur la sécurité publique, qui voient souvent la peine de mort exploitée par les autorités comme un instrument de peur et de contrôle, une arme tirée du répertoire autoritaire visant à consolider le pouvoir.
Paris, le 30 juillet 2026
