26e université d’automne : sciences, confiance et démocratie

En collaboration avec La Vie de la recherche scientifique

26e université d’automne de la LDH, les 28 et 29 novembre 2020, à l’Espace Reuilly, 1 rue Riesener, 75012 Paris (métro Montgallet ou Dugommier)

 

Pour vous inscrire en ligne

 

Si nombre d’enquêtes d’opinion montrent une forte confiance dans la science, elles révèlent aussi un soupçon croissant envers l’objectivité des scientifiques, leur indépendance ou leur capacité à s’extraire de leurs intérêts particuliers. La crise sanitaire avec les débats qui l’ont traversée n’a fait qu’accentuer cette défiance. Les causes en sont multiples. Pour en percevoir les conséquences, il faut rappeler que la démocratie ne se réduit pas au vote mais repose sur une étape cruciale, celle de la délibération. Et c’est là qu’intervient le rôle du scientifique : éclairer cette délibération. De fait, le débat démocratique implique non seulement un socle de valeurs communes mais aussi la reconnaissance d’une même réalité échappant aux préjugés et aux diverses visions du monde. C’est essentiel dans un monde de plus en plus complexe et confronté à des défis considérables.
Il s’agira donc, lors cette université d’automne, de réfléchir aux facteurs expliquant cette défiance mais aussi de s’interroger sur les conditions à créer pour construire du commun autour et à partir de la science. L’enjeu en est que les scientifiques puissent jouer tout le rôle qui doit être le leur dans une société démocratique et que les citoyennes et citoyens puissent s’appuyer sur les apports des sciences pour délibérer et faire des choix politiques, économiques, sociaux, environnementaux éclairés.

Gérard Aschieri, rédacteur en chef d’Hommes & Libertés

 

Programme provisoire.

Samedi 28 novembre (9h30-12h)

9h30 – Ouverture

Accueil par Emmanuelle Pierre-Marie, maire du 12e

Courte présentation et animation de la matinée : Gérard Aschieri, rédacteur en chef d’Hommes & Libertés

Ouverture (10h-12h) Quel rôle de la science dans la société ? Quels enjeux ?

 « Grands témoins » : Bruno Canard (virologue, directeur de recherche au CNRS à Aix-Marseille), Valérie Masson-Delmotte (paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA, coprésidente du groupe de travail n°1 du Giec) (sous réserve), John Crowley (chef de section recherche, politique et prospective à l’Unesco)

Débat

Samedi 28 novembre (13h30-18h)

Table ronde 1 (13h30-14h50) : “Y a-t-il une vérité scientifique ? Les divers niveaux de scientificité”

Animation : Daniel Boitier, co-responsable du groupe de travail LDH “Laïcité”

Michel Blay (historien et philosophe des sciences, directeur de recherche honoraire au CNRS, président du Comité pour l’histoire du CNRS et président du Conseil scientifique de l’Institut de recherche de la FSU), Laurence De Cock (historienne, professeure d’histoire, membre du conseil d’administration du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire et du Comité central de la LDH), Dorothée Berthomieu (directrice de recherches en chimie au CNRS, présidente du Conseil scientifique du CNRS).

Débat

14h50-15h : Pause

Table ronde 2 (15h-16h30) : “Aux sources de la défiance”

Animation : Maryse Artiguelong, vice-présidente de la LDH, co-animatrice du groupe de travail LDH « Libertés et technologies de l’information et de la communication »

Sylvestre Huet (journaliste scientifique), Maryvonne Holzem (maître de conférences habilitée émérite en sciences du langage à l’université de Rouen), Julien Hernandez (journaliste scientifique indépendant, co-fondateur de Prism), Daniel Agacinski (chef de projet au département Société et Politiques sociales de France Stratégie)

Débat

16h30-16h40 : Pause

Table ronde 3 (16h40-18h) : “Les femmes dans la recherche : invisibles ?”

Animation : Nadia Doghramadjian, co-animatrice du groupe de travail LDH « Discriminations, racisme, antisémitisme »

Hélène Gispert (professeure émérite d’histoire des sciences à l’université Paris Saclay et membre de l’Institut de recherches de la FSU), Sophie Pochic (sociologie et directrice de recherches CNRS), Sandrine Rousseau (présidente de la Conférence permanente des chargé-e-s de mission égalité et diversité – CPED)

Débat

Dimanche 29 novembre (9h-12h30)

Animation des tables rondes de la matinée Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH

Table ronde 4 (9h-10h45) : “Ethique et intégrité scientifique”

Rémy Mosseri (référent intégrité scientifique et directeur de recherche au CNRS, membre du Comité d’éthique du CNRS – Comets), Denis Zmirou-Navier (président de la cnDAspe), Hervé Chneiweiss (président du comité d’éthique de l’Inserm), Fabienne Orsi (économiste, chercheuse à l’Institut de recherche pour le développement)

Débat

10h45-11h : Pause

Table ronde 5 (11h-12h30) : “Quelle éducation scientifique ? Comment former à l’esprit critique et à la démarche scientifique ?”

Michel Goldberg (maître de conférences en biochimie à l’université de La Rochelle), un représentant des Petits Débrouillards (sous réserve), Thomas Durand (écrivain, biologiste, cofondateur de l’Association pour la science et la transmission de l’esprit critique (Astec) et de la chaîne YouTube “La Tronche en biais”), Olivier Sartenaer (chercheur en communication et vulgarisation scientifiques, chargé de cours en épistémologie à l’université de Louvain)

Débat

Dimanche 29 novembre (14h-16h30)

Table ronde 6 (14h-16h30) : “Que faire pour améliorer le fonctionnement de la recherche et sa place dans la société ?”

Isabelle Goldringer (chercheuse en génétique végétale et administratrice de Sciences citoyennes), Sylviane Lejeune (rapporteure de deux avis du Conseil économique social et environnemental -Cese- sur la loi de programmation de la recherche, conseillère du Groupe CGT au titre de l’Union générale des ingénieurs et des techniciens de la CGT (l’Ugict-CGT) et co-animatrice du collectif confédéral recherche de la CGT), Marie-Aleth Grard (présidente d’ATD Quart monde, membre du Conseil scientifique Covid-19), Patrick Monfort (secrétaire général du Syndicat national des chercheurs scientifiques – SNCS-FSU), Luc Abbadie (professeur et directeur de l’Institut de la transition environnementale de Sorbonne université) 

Débat

Animation et conclusions, Malik Salemkour, président LDH

 

Pour vous inscrire en ligne

Ces deux journées se tiendront dans le respect des règles sanitaires, avec port du masque obligatoire, dans une salle de 720 places limitée à 300 personnes. Pour des raisons sanitaires, nous ne serons pas en mesure d’ouvrir la cafeteria cette année.

 

 

Share This