23 janvier 2007 – 3ème Congrès mondial contre la peine de mort (1er – 3 février 2007)

Communiqué commun

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue des droits de l’Homme (LDH, France)
Centre palestinien des droits de l’Homme
Human Rights in China
Ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme
Ligue ITEKA (Burundi)
Ligue tunisienne de droits de l’Homme
APRODEH (Pérou)
Foundation for Human Rights Initiatives (Ouganda)
Colectivo de Abogados José Alvear Restrepo (Colombie)

Le 3ème Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par Ensemble contre la peine de mort (ECPM) avec le soutien de la Coalition mondiale contre la peine de mort, se tiendra à la Cité internationale universitaire de Paris, du 1er au 3 février 2007. Il réunira des experts et des acteurs du monde entier pour promouvoir l’action en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort, sensibiliser un large public à cette thématique et inciter de nouveaux Etats à abolir la peine de mort.

Des membres du bureau international de la FIDH ainsi que de nombreuses organisations membres de la FIDH seront présentes au Congrès, parmi lesquelles : la Ligue des droits de l’Homme (France), le Centre palestinien des droits de l’Homme, Human Rights in China, la Ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme, la Ligue ITEKA (Burundi), la Ligue tunisienne de droits de l’Homme, l’APRODEH (Pérou), la Foundation for Human Rights Initiatives (Ouganda), le Colectivo de Abogados José Alvear Restrepo (Colombie).

La FIDH, membre fondateur de la Coalition mondiale contre la peine de mort interviendra à l’ouverture du Congrès mondial avec une allocution de son président. La FIDH organise, par ailleurs, une table ronde intitulée « Du moratoire à l’abolition : quelle stratégie diplomatique ? ». Le débat permettra d’examiner la place accordée au moratoire dans une politique globale de promotion de l’abolition. En effet, si le moratoire est souvent une étape décisive, l’expérience montre aussi que d’autres voies permettent d’aller vers l’abolition, et que les moratoires sont parfois fragiles. La Ligue française des droits de l’Homme (LDH) anime pour sa part une table ronde intitulée « Juger les terroristes : la peine de mort, une réponse contre-productive ». Dans le cadre des ateliers abolitionnistes, le groupe de correspondance de la LDH (qui, par le biais de correspondances aide les détenus à garder contact avec l’extérieur et la vie), participera à une rencontre avec d’autres correspondants pour faire le point sur leurs échanges et solliciter de nouveaux soutiens.

Pour présenter les enjeux et le programme du 3ème Congrès mondial, deux conférences de presse seront organisées le 23 janvier à Rabat, et le 25 janvier à Paris (détails ci-dessous).

Le troisième congrès mondial sera également l’occasion pour la FIDH de présenter deux rapports de missions internationales d’enquête au Pakistan et en Azerbaïdjan :

« La peine de mort au Pakistan, une lente marche vers la potence »
Le Pakistan l’un des pays du monde qui prononce le plus grand nombre de condamnations. Plus de 7400 condamnés à mort attendent aujourd’hui leur exécution dans les geôles pakistanaises et depuis quelques années, le pays connaît un accroissement sensible des infractions passibles de la peine de mort, des condamnations à la peine capitale et des exécutions. La FIDH et son organisation membre au Pakistan, la Human Rights Commission of the Pakistan (HCRP), ont enquêté sur l’application de la peine de mort, observant qu’elle se situe bien en deçà des normes internationales en la matière au vu, notamment, des très graves lacunes existant dans le domaine du droit, de l’administration de la justice, des services de police, ainsi que du climat de corruption et des préjugés culturels dont sont victimes les femmes et les minorités religieuses.

« Azerbaïdjan : après l’abolition de la peine capitale, les condamnés à perpétuité en danger de mort »

L’Azerbaïdjan a aboli la peine de mort le 10 février 1998. Les 128 condamnés à mort devenus des condamnés à perpétuité, sont alors transférés vers le pénitencier de haute sécurité de Qobustan. Fin mai 2006, la FIDH, en collaboration avec son organisation membre, le Human Rights Centre of Azerbaïdjan (HRCA) a mené une mission internationale d’enquête afin d’examiner la situation de ces condamnés. Les chargés de mission ont pu obtenir l’accès à la prison de Qobustan, où les conditions de détention sont extrêmement précaire et le taux de mortalité très élevé.

Ces rapports seront disponibles sur le site internet de la FIDH à partir du 30 janvier 2007.

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