21 octobre 2004 – Les électeurs de Polynésie doivent avoir le dernier mot

Communiqué commun de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et de la Ligue polynésienne des droits humains.

La FIDH et ses organisations affiliées et correspondantes, la Ligue française des droits de l’Homme etla Ligue Polynésienne des droits humains, expriment leur plus vive préoccupation quant à la situation que connaît la Polynésie Française.

Dans un rapport daté de 2001, les chargés de mission de la FIDH avaient déjà mis en évidence les dysfonctionnements institutionnels qui affectent ce Territoire.

Ce rapport avait souligné les responsabilités propres du gouvernement de Polynésie alors en exercice et les responsabilités de l’Etat français.

L’intervention du gouvernement français dans les turbulences politiques actuelles s’inscrit dans la même logique.

Il ne lui appartient pas de s’immiscer dans les choix que peuvent faire les habitants de Polynésie.

En agissant ainsi et en refusant de décider de nouvelles élections, le gouvernement français prend le risque de provoquer la confusion et la violence.

La FIDH, la Ligue française des droits de l’Homme et la Ligue Polynésienne des droits humains rappellent qu’il appartient aux seuls habitants de Polynésie de s’exprimer sur le choix de leur gouvernement par la voie d’une consultation libre et équitable.

Paris, le 21 octobre 2004

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