2000 – RAPPORT ANNUEL – Pour Jérusalem

Appel de l’association « Pour Jérusalem » (octobre) : 

Au moment où la question de Jérusalem est au cœur des négociations israélo-palestiniennes, nous ne pouvons rester silencieux. Convaincus qu’une solution existe, nous voulons, par cet appel, contribuer à construire la paix au Proche-Orient. 

Occupée dans sa totalité en 1967, Jérusalem-Est, avec ses quartiers arabes et ses lieux saints, a été annexée en 1980. Cet acte fut et reste désavoué par l’ensemble de la communauté internationale. Il est condamné par plusieurs résolutions des Nations unies dont la résolution 476 du Conseil de sécurité qui « réaffirme que toutes les mesures qui ont modifié le caractère géographique, démographique, historique et le statut  de la ville sainte de Jérusalem sont nulles et non avenues ». Par l’ancienneté et la richesse de son histoire, Jérusalem est un lieu exceptionnel de rencontres et d’échanges. Cette ville est symbolique pour l’identité même des Israéliens et des Palestiniens. Toute appropriation unilatérale constituerait un déni de justice à l’encontre des aspirations nationales palestiniennes. Elle serait lourde de danger pour la sécurité de chacun. 

Certes, le chemin qui mène à la reconnaissance des droits de l’autre n’est jamais facile mais nous sommes convaincus qu’il est urgent d’agir. Nous ne devons pas rester indifférents. Il n’y aura pas d’issue et durable sans solution politique négociée, respectueuse de la dignité des deux peuples et reconnue par chacun d’eux. Le droit international doit en constituer le cadre fondamental. La question de Jérusalem ne peut être dissociée de celle de la Palestine. La paix ne sera possible que par la reconnaissance des droits du peuple palestinien à obtenir son État avec Jérusalem-Est comme capitale. Jérusalem-Ouest pourrait alors être internationalement reconnue comme capitale de l’État d’Israël. De nombreuses personnalités y compris israéliennes envisagent désormais cette solution qui partage sans diviser. 

L’avenir de cette ville unique doit constituer un facteur de paix entre Israéliens et Palestiniens. C’est une nécessité pour l’ensemble des peuples de la région et pour l’établissement de nouvelles relations internationales basées sur la justice et le droit.

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