2000 – RAPPORT ANNUEL – Euro-Méditerranée

      Du 8 au 11 février, la LDH participe à Paris aux rencontres euro-méditerranéennes avec les familles de disparus d’Algérie, du Maroc, de Syrie, de Libye, du Liban, d’Égypte et de Turquie.

      Les 24, 25 et 26 mars, la LDH est représentée au congrès de l’OMDH (Organisation marocaine des droits de l’Homme).

      Le 20 avril, une conférence de presse est organisée à la FIDH à l’initiative d’ATTAC, Amnesty International section française, le CRLDHT, la FIDH, le Groupe de travail sur la Tunisie, la LDH et RSF, pour faire le point sur : les arrestations des membres de RAID en Tunisie (Rassemblement pour une alternative internationale de développement) ; la comparution devant le juge le 20 avril de Fethi Chamki, président de RAID et de Mohamed Chourabi, membre de RAID ; le harcèlement et la persécution des membres de l’association dont notamment Taoufik Ben Brik, en grève de la faim depuis le 3 avril 2000, et le mouvement de solidarité.

      Au lendemain de la conférence de presse organisée à Paris dans les locaux du Bureau d’information du Parlement européen à l’initiative de trois députés européens, le vendredi 3 novembre, à l’occasion de la parution du livre du CRLDHT sur la torture en Tunisie, la LDH participe au Forum civil Euromed et à la 4e Assemblée générale du Réseau euro-méditerranéen à Marseille du 7 au 12 novembre.

      Le 19 décembre une réunion publique à l’appel de plusieurs associations[1] se tient à la Bourse du travail de Paris en solidarité avec les défenseurs des droits de l’homme en Tunisie :

Depuis plusieurs semaines des dizaines de détenus politiques sont en grève de la faim pour demander leur libération. Certains sont dans le coma.
La Ligue tunisienne des droits de l’Homme, la plus ancienne ligue en Afrique et dans le monde arabe, est soumise à une procédure judiciaire de liquidation à la suite de son dernier congrès qui a mis en place une direction dont les autorités gouvernementales ne veulent pas.
Un déploiement démesuré des forces de police a empêché manu militari la tenue du Conseil national de la LTDH à Bizerte. Un procès de la Ligue est prévu le 25 décembre 2000.
La police a violemment brutalisé des membres du Conseil national des libertés en Tunisie, association qui n’est toujours pas reconnue, et les a empêchés de se réunir pour préparer une Conférence nationale démocratique qui devait se tenir le 10 décembre à Tunis. Elle a encerclé le siège du CNLT ainsi que les domiciles de certains de ses dirigeants. Son porte-parole le docteur Moncef Marzouki est déféré devant le tribunal le 16 décembre 2000 et risque plus de dix ans de prison.
L’avocat Nejib Hosni est empêché d’exercer et comparaît le 18 décembre 2000 encore une fois devant le tribunal du Kef.
Tous les défenseurs des droits humains sont surveillés et soumis à des tracasseries quotidiennes et au moment où tous les militants pour les droits humains fêtent dans le monde entier le 52e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, à Tunis les autorités multiplient les procès, violant sans vergogne les droits fondamentaux et en particulier le droit de former une association en toute liberté.

Pour empêcher que des grévistes de la faim de meurent !
Pour empêcher que la Ligue tunisienne des droits de l’Homme ne soit dissoute !
Pour empêcher les violences exercées à l’encontre des membres du Conseil national pour les libertés en Tunisie !


[1] ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Amnesty International section française, CGT, CRLDHT (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie), CSLCPT (Comité de soutien aux luttes civiles et politiques en Tunisie), Droits devant !, FIDH, FTCR (Fédération des Tunisiens citoyens des deux Rives), Fondation France Libertés, Hourriya Liberté, LDH.

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