2 octobre 2007 – Tunisie
Grève de la faim pour la liberté d’organisation

 

Une nouvelle fois, la grève de la faim illimitée est utilisée par les démocrates tunisiens, comme dernier recours inévitable contre les exactions de la dictature du régime tunisien.  Une grève de la faim illimitée a été déclenchée en Tunisie le 20 septembre 2007, par Mme Maya Jribi secrétaire générale du parti démocrate progressiste (PDP) et M. Ahmed Néjib Chebbi directeur de son journal, pour protester contre l’intervention des autorités tunisiennes, sa  police politique et l’appareil judiciaire en vue de fermer le local central du PDP et ses locaux régionaux ainsi que l’arrêt de la diffusion du journal « Al Mawqef » et du site du PDP.

 

L’offensive sécuritaire visant à la fermeture des locaux du PDP fait partie d’une politique délibérée du pouvoir tunisien qui vise tous les partis politiques et associations indépendantes. Il cherche à empêcher les militants-es démocrates de s’exprimer. 

 

Le lundi 1er octobre 2007, le tribunal de première instance de Tunis a annulé le bail datant de plus de treize ans et a ordonné l’expulsion immédiate du PDP ;

 

  

Le comité de soutien à Maya Jribi et Néjib Chebbi pour les libertés politiques et d’association en Tunisie :

 

1) Proclame son soutien total aux deux grévistes de la faim et au droit du PDP, des autres partis d’opposition et associations indépendantes d’exercer leurs activités dans des locaux et dans les espaces publics.

 

2) Soutient  la liberté d’association et d’organisation pour tous les partis politiques et organismes non reconnus.

 

3) Demande la libération immédiate des prisonniers politiques, dont les deux derniers sont : Mohammed Yassine Jlassi et Abdessalem Laarayedh, membres de la jeunesse du PDP et la promulgation d’une loi d’amnistie générale en Tunisie.

 

4) Invite les partis, les associations, les organes de presse et les amis-es du peuple tunisien : canadiens, québécois, français, européens et partout dans tout le monde à se mobiliser rapidement et fortement pour dénoncer la politique répressive et sécuritaire des autorités tunisiennes. Il leur demande de faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin de mettre fin au silence complice entourant les atteintes systématiques aux droits de l’homme, aux libertés et à la démocratie en Tunisie.

 

 

Comité de soutien à Maya Jribi et Nejib Chebbi pour les libertés politiques et d’association en Tunisie :

 

Premiers signataires : CRLDHT – SOLIDARITE TUNISIENNE – FTCR – UTIT PIDF – VOIX LIBRE – ATF PARIS – VERITE ACTION – ACHR – AMF – ATMF – FMVJ France  – ASDHOM – FIDH – LDH – MRAP – ENNAHDHA – FDTL – PCOT – PDP – CPR – COLLECTIF 18 OCTOBRE PARIS – PCF – LES VERTS …

 

 

Paris, le 2 octobre 2007.

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